Shinsei Kamattechan se livre

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De gauche à droite, Chibagin, Misako, Noko et Mono. Les quatre membres de Shinsei Kamattechan. © Shinsei Kamattechan

Pouvez-vous présenter le groupe ?
Mono : Il y a Noko (guitare, chant), Chibagin (basse), Misako (batterie) et moi (claviers). Je connais Noko et Chibagin depuis la maternelle. Misako nous a rejoint après la publication d’une petite annonce sur le Net. Nous nous sommes ensuite fait connaître à [ville située à l’est de ] pour en arriver où nous en sommes aujourd’hui.

On présente souvent Kamattechan comme un groupe otaku. Est-ce vrai ?
M. : Faut croire que c’est vrai. Sur le plan de la mentalité, Kamattechan est très différent de la plupart des autres groupes japonais et puis, nous avons toujours eu une très forte activité sur le Net. Nous avons en particulier mis à disposition des internautes la plupart de nos chansons. Par ailleurs, comme nous sommes plutôt enclins à rester enfermés chez nous plutôt qu’à faire des sorties publiques, je pense que la dénomination d’otaku n’est pas volée.

Est-ce que le fait d’avoir grandi dans la banlieue a eu une importance pour vous ?
M. : Je ne crois pas que d’avoir vécu à Chiba ait eu une influence sur nos chansons. Je pense qu’elles s’apparentent davantage à un journal intime dans lequel nous exprimons nos sentiments et nous rapportons nos expériences qui n’ont pas toujours été très positives.

La diffusion de votre sur la Toile est-elle une sorte de déclaration d’indépendance vis-à-vis du système ?
M. : Je pense que l’époque où l’on pouvait compter sur les ventes de CD est révolue. Un groupe ne peut plus compter seulement sur la production de musique. Nous avons choisi de distribuer nos morceaux sur parce que nous avions vu d’autres groupes le faire et que cela nous semblait être une très bonne solution.

Vous accordez aussi beaucoup d’importance aux prestations en public…
M. : En effet. C’est très important pour nous car c’est un très bon moyen de rester en contact avec nos fans.

Comment voyez-vous l’avenir du rock japonais ?
M. : A la différence de ce qui se passe à l’étranger, j’ai l’impression que la plupart des groupes japonais ont un sens plus développé de la mélodie et s’intéressent davantage à cet aspect. C’est pourquoi je me dis qu’ils auront du mal à s’imposer dans une société de plus en plus dure.
Propos recueillis par Odaira Namihei