Graines de stars

A l’instar des metteurs en scène, la cote des jeunes acteurs et actrices explose au pays du Soleil-levant.

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Matsuyama Kenichi dans Kamui Gaiden de Sai Yôichi (2009). ©DR

Meilleurs espoirs masculins
Matsuyama Kenichi. Né le 5 mars 1985 à Aomori. C’est un acteur caméléon, capable de jouer aussi bien les héros romantiques que les méchants de films d’action. Héros sensible de La Ballade impossible de Tran Anh Hung, il a éclaté en 2006 dans l’adaptation du manga Death Note de Kaneko Shûsuke. Talent confirmé dans Hito no sex wo warauna (Don’t laugh at my romance) signé par Iguchi Nami.

Kase Ryô. Né le 9 novembre 1974 à Kanagawa, son rôle de freeter accusé à tort d’être un chikan (personne qui profite des trains bondés pour peloter les femmes) dans Soredemo boku wa yattenai (I just didn’t do it), en 2006, a beaucoup marqué au Japon. Mais son physique ordinaire lui permet d’apparaître dans des films d’origine très diverse comme Lettres d’Iwô Jima de Clint Eastwood, Outrages de Kitano Takeshi ou Restless, le dernier Gus Van Sant.

Eita. Né le 13 décembre 1982 à Niigata, il a typiquement le look des sôshoku danshi, ces jeunes Japonais dits “mangeurs d’herbes” à cause de leur attitude nonchalante. Remarqué dans Waterboys en 2003, sur un groupe de lycéens pratiquant la natation synchronisé, il a surtout collectionné les prix grâce à Dear Doctor, en 2009, signé Nishikawa Miwa.

ARATA. Né le 15 septembre 1974 à Tokyo, ce mannequin s’est fait connaître en débutant dans After life de Kore-Eda en 1999. Depuis, il est devenu l’acteur fétiche de Wakamatsu Kôji, en jouant dans United Red Army, Le Soldat dieu et surtout en incarnant Mishima Yukio dans le prochain film du réalisateur.

Nishijima Hidetoshi. Né le 29 mars 1971 à Tokyo,  cet acteur cinéphile, lecteur passionné des Notes sur le cinématographe, de Robert Bresson, a joué dans Dolls de Kitano Takeshi. Il apparaîtra prochainement en France comme interprète de Memories corner, le premier film d’Audrey Fouchet.

Odagiri Jô. Né le 16 février 1976 à Okayama, c’est un acteur anticonformiste, ayant toujours rêvé d’être réalisateur. Un de ses courts métrages est d’ailleurs passé à Rotterdam. Il a été plus remarqué dans Jellyfish de Kurosawa Kiyoshi ou Yureru de Nishikawa Miwa. On l’attend de pied ferme dans Miracle, le prochain Kore-eda.

Meilleurs espoirs féminins
Miyazaki Aoi. Née le 30 novembre 1985 à Tokyo, son look de poupée kawaii et ses jambes interminables lui assurent une grande popularité. Elle a débuté à 4 ans. Prix d’interpréation au festival des Trois continents, à Nantes en 2001, pour Gaichû (Harmful Insect), elle apparaît l’année suivante à Cannes dans Eureka de Aoyama Shinji, réalisateur dont elle devenue une fidèle.

Aoi Yû. Née le 17 août 1985 à Fukuoka, elle a débuté en 2001, dans All About Lily Chouchou de Iwai Shunji. Elle s’est fait remarquer cinq ans plus tard dans Hula Girl de Lee Sang-il, dans un rôle très frais de danseuse hawaïenne. Elle a aussi livré des pizzas à un hikikomori (personne qui vit coupée de la société) dans l’un des sketchs de Tokyo.

Ono Machiko. Née le 4 novembre 1981 à Nara, cette actrice de films d’auteur est appréciée pour son jeu sobre et naturel. Kawase Naomi, qui l’a repérée adolescente, lui a donné son premier rôle dans Suzaku en 1997. Mais c’est le Grand prix reçu dix ans plus tard à Cannes pour La forêt de Mogari qui lui a offert la célébrité.

Mitsushima Hikari. Née le 30 novembre 1985 à Okinawa est la jeune actrice qui monte. Elle perce en 2009 dans Ai no mukidashi (Love Exposure) de Sono Sion. Depuis, elle tourne sans compter : Kawa no soko kara konnichiwa (Sawako decides) de Ishii Yûya qu’elle épouse en 2010, ou Ichimei de Miike Takashi présenté cette année à Cannes.

Asô Kumiko. Née le 17 juin 1976 à Chiba est une actrice à l’aise dans tous les registres et un talent qui éclate au grand jour dans Kanzo Sensei (Dr Akagi) de Imamura Shôhei en 1998. Depuis, elle enchaîne les films des plus grands : Kurosawa Kiyoshi, Miike Takashi, Nakata Hideo ou Kitano Takeshi.
Yoshitaka Yuriko. Née le 22 juillet 1988 à Tokyo, cette reine de la comédie romantique connaît actuellement un succès monstre dans Konzen Tokkyû, l’histoire d’une fille qui ne sait choisir lequel de ses petits amis épouser. Elle avait pourtant débuté dans un registre plus dramatique avec Noriko no Shokutaku (Noriko’s Dinner Table) et Hebi ni piasu (Serpents et piercings).

Nagasaku Hiromi. Née le 14 octobre 1970 à Ibaraki, son joli minois permet à cette ancienne idole d’exceller dans les rôles de femmes fatales. Elle débute au cinéma en 2003 dans Doppelganger de Kurosawa Kiyoshi , avant d’être remarquée en femme libérée dans Hito no sex wo warauna (Don’t laugh at my romance). Son rôle de kidnappeuse dans Yôkame no semi (La Cigale du huitième jour) rencontre actuellement un grand succès.
Uozumi Sakiko