Grands plats et petites boîtes

Il existe quelque 3 000 variétés d’ekiben dans l’archipel. Zoom Japon vous propose sa sélection des meilleurs d’entre eux.

Tokyo, September 13 2013 - Bentoya matsuri, ekiben shop, at Tokyo station.
De gauche à droite : Ômiya bentô (à base d’anguille, de saumon et de poulet), Fujiyama torimeshi (à base de poulet), Unagi mabushi (à base d’anguille). ©Jérémie Souteyrat pour Zoom Japon

N os lecteurs réguliers le savent. A Zoom Japon, nous sommes de grands amateurs de train et nous ne manquons jamais une occasion d’emprunter l’un de ces merveilleux moyens de transport pour aller à la découverte de nouvelles régions, mais aussi pour nous régaler de ces ekiben qui font la réputation de telle ou telle gare. Tous ces voyages nous ont donc permis de déguster des mets très variés tout en profitant des paysages tout aussi variés. Voici une sélection de ceux dont nous avons gardé le meilleur souvenir gustatif.
Sur la ligne JR Shinestu entre Takasaki et Niigata, les ekiben ne manquent pas. Mais s’il ne faut en choisir qu’un, ce sera le Tôge no kama meshi (900 yens) que l’on pourrait traduire par la marmitte du col. Vendu en gare de Yokokawa, cette boîte-repas est remarquable à bien des égards. Ce plat à base de poulet mijoté dans un délicieux bouillon accompagné de légumes frais cuits à point est servi dans une poterie en forme de petite marmite japonaise. Servi chaud, il accompagne parfaitement le voyageur qui se déplace dans cette région montagneuse. Les amateurs sont nombreux à s’arrêter à Yokokawa pour l’acheter dans la boutique ouverte en 1957 qui, depuis cette date, a su entretenir la qualité de ce produit.
Pour savourer le Kakimeshi (Repas d’huîtres, 900 yens), il faut emprunter la ligne JR Nemuro, à Hokkaidô, qui relie Takikawa et Nemuro en passant notamment par Ku­shiro. C’est en gare d’Akkeshi (entre Kushiro et Nemuro) que l’on a vendu pour la première fois cet ekiben pour la simple et bonne raison que les huîtres du lac Akkeshi ont acquis une solide réputation au fil des décennies. Sur un lit de riz cuit dans un bouillon légèrement relevé, les huîtres qui sont mijotées dans une sauce un peu sucrée fondent littéralement dans la bouche. Un pur moment de plaisir lorsqu’on observe l’océan Pacifique que le train longe à ce moment-là.
Enfin, nous aimons aussi un classique des ekiben. L’Anago meshi (Repas de congre, 1 470 yens) que l’on peut acheter en gare de Miyajima sur la ligne JR Sanyô. Il existe depuis plus d’un siècle, mais on ne se lasse pas de ces morceaux grillés de congre déposés délicatement sur un lit de riz blanc. La présentation est très simple, mais cet ekiben est particulièrement savoureux. A tel point que de nombreuses gares le long de la Mer intérieure en proposent des variantes.
Odaira Namihei