Sous-vêtements à gogo

sous-vetements-japonTokyo, capitale de la mode, ce n’est pas une nouveauté. Tokyo, capitale des fringues bon marché, ce n’est pas nouveau non plus depuis qu’Uniqlo et H&M y rivalisent de bonnes idées pour attirer les chalands. Il va sans dire que cette guéguerre entre géants de l’habillement n’est pas du goût de tout le monde. Les autres enseignes ont réagi pour détourner les clients du numéro un japonais et du numéro un suédois. On a ainsi vu apparaître, à l’été 2009, les jeans à 880 yens [7 euros]. Lancée par le groupe de distribution AEON, l’idée a été reprise par d’autres comme Seiyû qui ont encore baissé le prix. Mais il ne suffit pas de casser les prix pour séduire la clientèle. Le spécialiste du sous-vêtement Gunze l’a bien compris. Il a ouvert, début février 2010, à Harajuku, quartier branché s’il en est, un magasin qui vaut le détour à plus d’un titre. Conçu par l’architecte Andô Tadao, ce bâtiment, qui ressemble à une toile de tente tendue, propose des centaines de sous-vêtements dans des coloris aussi variés que chez un marchand de couleurs. En pénétrant dans ce lieu bigarré, on a très vite envie de céder à la tentation. Pour 1050 yens [8,30 euros] le caleçon, il est vrai qu’on peut facilement craquer. A l’instar d’Uniqlo, Gunze propose aussi des exclusivités réalisées par des artistes. Porter un sous-vêtement signé Nakamura Tatsuya ou Toyoda Kôji pour 3150  yens [25 euros], ça peut plaire.

Body Wild Under Wave
Du mardi au dimanche de 11h30 à 20h.
www.bodywild.com/underwave