Okinawa : Le paradis à portée de main

Reportage spécial

A moins de trois heures de la métropole par avion, Okinawa dispose de nombreux atouts liés à sa situation géographique exceptionnelle. Cela permet de profiter tout au long de l’année d’activités uniques tant culturelles que sportives, mais aussi de goûter à un mode de vie très différent de celui que l’on rencontre dans le reste du Japon.

Quel endroit au Japon est en mesure d’offrir un climat ensoleillé quasi permanent, des paysages variés et souvent uniques, une nourriture saine et savoureuse, un cadre historique original et des activités nombreuses sur le plan culturel ou sportif ? Okinawa. La réponse est simple bien qu’elle ne soit pas évidente pour la plupart des voyageurs désireux de se rendre dans l’archipel. En effet, la préfecture située au sud du pays dispose de tous les atouts pour séduire même le plus difficile des touristes. Pouvant compter sur un soleil omniprésent quelle que soit la saison, la préfecture méridionale est constituée de quelque 160 îles dont seulement 49 sont habitées, ce qui garantit une diversité géographique incroyable avec la mer comme seul horizon. Elle ravira tout aussi  bien les aventuriers en quête de sensations fortes que les adeptes d’une immersion en douceur dans les traditions locales. Parfaitement desservie depuis la métropole au départ de Tôkyô ou d’Osaka, Okinawa dispose également d’un réseau de transport parfaitement rôdé grâce auquel il est très facile de se déplacer d’une île à l’autre pour profiter de chacune de leur spécificité. Avion, bateau, bus, bicyclette et même buffle conduisent les visiteurs au seuil d’un monde qu’il ne leur reste plus qu’à  découvrir.

 

Une nature éblouissante
Les îles Yaeyama constituent une belle entrée matière. Situées au sud de la préfecture, elles ont chacune des particularités susceptibles de satisfaire même les plus exigeants des touristes. Ishigaki est la plus accessible. Son aéroport accueille chaque jour des vols en provenance des grandes villes de la métropole. Sa baie de Kabira, à une quarantaine de minutes en bus du centre-ville, s’impose par la beauté de son paysage composé d’une magnifique plage de sable blanc plongeant dans une mer turquoise caractéristique de la région. C’est aussi l’endroit où l’on cultive la perle noire. La mer qui l’entoure réserve bien d’autres surprises en particulier pour les plongeurs. Réputée pour son impressionnante colonie de raies manta, l’île est un haut lieu de la plongée à l’instar de Yonaguni, à 30 minutes de vol ou 4 heures de bateau d’Ishigaki. Son architecture sous-marine insolite attire de nombreux curieux qui ne parviennent pas à déterminer s’il s’agit de ruines ou de formations géologiques. L’expérience est surprenante.
Mais tout ne se passe pas sous l’eau. Les surprises sont également nombreuses à l’air libre. L’île d’Iriomote, à 35 minutes en ferry d’Ishigaki, en est la meilleure illustration. Présentée comme la “Galapagos de l’Orient”, elle est recouverte à 90% par une jungle de végétation subtropicale où vivent des espèces animales rares. Pionnière en matière d’écotourisme, Iriomote est un must pour les amoureux de la nature. Ceux qui veulent en savoir plus sur la culture d’Okinawa iront forcément à Taketomi qui se trouve à une quinzaine de minutes d’Ishigaki. A proximité du port, le musée local permet de s’immerger dans les traditions locales. On peut ensuite déambuler dans les rues à pied ou en chariot tiré par un buffle d’eau. L’occasion de découvrir les maisons locales dont les toits ornés par des shisa, ces lions mythiques chasseurs de mauvais esprits, qui représentent un des éléments typiques de la culture okinawaise.
De quoi alimenter l’envie de revenir encore et encore…

C’est une longue histoire
Avant devenir partie intégrante du Japon, Okinawa s’appelait le royaume des Ryukyu. Sa situation géographique lui a valu d’être un carrefour important pour les échanges. C’est tellement vrai que l’on vient de découvrir des pièces romaines dans les ruines du château de Katsuren, à environ 1 heure de Naha. La principale ville de la 47e préfecture du Japon a aussi été le centre politique du royaume. On en prend la mesure lorsqu’on visite le château de Shuri qui en fut pendant 450 ans le lieu de pouvoir. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ce magnifique édifice rouge vif reconstruit en 1992 illustre parfaitement sa puissance. D’autres endroits comme le château de Nakijin, au nord-ouest de l’île principale, lui aussi sur les listes de l’UNESCO, permettent de mesurer l’importance stratégique qu’a eue cette région. Aujourd’hui, les habitants s’y rendent surtout pour y admirer, à partir de la mi-janvier, les cerisiers en fleurs. Les Okinawais sont fiers de leur passé même s’il a été très douloureux à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ils ne manquent pas une occasion de mettre en évidence les traditions issues de cette longue histoire.

Gabriel Bernard

 

Facile d’accès : vols directs depuis les principaux aéroports du Japon et d’Asie

Tokyo Haneda – Okinawa : 2h20, Ishigaki : 3h15, Miyako : 2h55
Tokyo Narita – Okinawa : 2h35
Osaka KIX – Okinawa : 1h50, Ishigaki : 2h20
D’autres villes jusqu’à Okinawa :
Sapporo : 3h15  I  Sendai : 2h35  I Nagoya : 2h10  I  Hiroshima : 1h45   I  Fukuoka : 1h40
Taïwan : 1h30  I  Busan : 2h  I  Séoul : 2h25 I Shanghai : 2h  I Hong Kong : 2h45  I Pékin : 3h45