Shimane, terre natale du sumo

L’impressionnante corde torsadée d’Izumo Taisha, l’un des plus anciens sanctuaires du pays, rappelle le lien intime entre le sumo et la religion shintoïste. / Johann Fleuri pour Zoom Japon

Dans le Japon ancien, “il n’y avait pas encore de critères clairs ou de règles comme cela existe aujourd’hui pour devenir yokozuna. C’était un honneur accordé à un lutteur d’exception, on ne sait pas vraiment qui fut le premier”, reconnaît Shinagawa Toshihiko. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que Jinmaku Kyûgorô (1829-1903), seul yokozuna originaire de la préfecture de Shimane, a suggéré le système actuel de comptage des lutteurs. Aujourd’hui encore, le Japon reconnaît Shimane comme la région qui a permis la naissance de cette discipline. Ainsi, l’épaisse corde torsadée qui compose la ceinture du yokozuna est une “référence à la corde qui orne l’entrée du sanctuaire d’Izumo Ôyashiro, plus connu sous le nom d’Izumo Taisha, l’un des plus anciens sanctuaires du Japon”.

Johann Fleuri

S’y rendre

Imbe Masataka devant le dohyô du Mizuwakasu. / Johann Fleuri pour Zoom Japon

Les ports de Shichirui, préfecture de Shimane, et de Sakai Minato, préfecture de Tottori, desservent par bateau les îles Oki.
Au départ de Tôkyô, empruntez le shinkansen jusqu’à Okayama (3h25) puis l’express Yakumo jusqu’à Matsue (2h22). Il y a ensuite 40 mn de bus jusqu’à Shichirui (1 000 yens). Pour Sakai Minato, même trajet jusqu’à Okayama. Empruntez alors l’express Yakumo jusqu’à Yonago (2h09) avant de prendre la ligne Sakai jusqu’au terminus (43 mn).
Le prix de la traversée est à partir de 3 240 yens en ferry. Il est de 6 170 yens par bateau rapide.
Par avion, il n’y a pas de vol direct entre Tôkyô et les îles Oki. Il faut transiter par l’aéroport Itami à Ôsaka. Comptez au total deux heures de vol pour vous rendre de Tôkyô sur l’archipel Oki via Ôsaka grâce à la Japan Airlines. Il vous en coûtera environ 70 000 yens l’aller-retour.