Société : Hâfu, le métissage vu du Japon

Au Japon, on s’interroge de plus de plus sur les histoires de ces hâfu. Surtout depuis que certains d’entre eux ont attiré l’attention des médias : qu’il s’agisse de Takigawa Christelle, ancienne présentatrice télé franco-japonaise qui s’impose comme une femme qui réussit sa vie professionnelle et personnelle et qui défend la cause animale. Mais aussi Miyamoto Ariana, métissée japonaise et américaine, élue Miss Univers Japon 2015. “La présence grandissante des hâfu dans les médias est un précieux atout, ajoute Miyazaki Tetsurô. Mais cela ne représente pas la majorité. Cela ne reflète pas leur vie.”
Dans la salle, un jeune homme américano-japonais se lève. “Je suis né à San Francisco, mais j’ai grandi au Japon. Je n’ai aucun souvenirs des Etats-Unis, je ne parle pas anglais. A ma majorité, j’ai reçu une lettre du gouvernement japonais me demandant de choisir entre mes deux nationalités. Evidemment, j’ai choisi la nationalité japonaise parce que c’est ce que je suis. Mais je dois avouer que j’ai été blessé…” Le Japon ne reconnaissant pas la double nationalité, les enfants métissés sont priés de choisir, à leur majorité, s’ils sont Japonais ou s’ils doivent y renoncer définitivement.

Johann Fleuri