Echanges : 10 000 km à vol d’oiseau

La réputation du service des vols de la compagnie africaine n’est plus à faire. / Ethipian Airlines

Quel est le profil des passagers qui empruntent vos vols au départ du Japon ?
A. Y. : Depuis le Japon, nous avons surtout des hommes d’affaires, des entrepreneurs, des diplomates et des touristes qui voyagent jusqu’en Ethiopie, mais pas seulement. L’aéroport d’Addis Abeba est un “hub”, autrement dit une plateforme de transit, grâce à notre réseau qui déssert l’ensemble du continent africain. Grâce à des escales très courtes de moins de deux heures, nous avons enregistré une hausse de 25 à 40 % sur la liaison Tôkyô-Addis Abeba avec un pic en juillet pendant les vacances. Nous encourageons bien sûr les voyages dans l’autre sens également avec des packages tout compris pour les entrepreneurs et les agences de voyage qui souhaitent s’implanter au Japon.

L’Ethiopie n’est pas une destination encore très connue des Japonais qui sont plus habitués à voyager en Afrique du Sud, au Kenya ou au Maroc. Est-ce une difficulté ?
A. Y. : Non, car l’Ethiopie est une destination africaine en plein essor. Elle a été classée parmi les dix meilleures destinations mondiales par le guide Lonely Planet en 2017. Au Japon, nous avons commencé à communiquer via notre ambassade et organisons des festivals culturels autour de l’Ethiopie pour promouvoir une vingtaine de circuits. Un autre avantage est que les Japonais peuvent faire le visa à leur arrivée à Addis Abeba et que le stop over est gratuit.

Les relations entre le Japon et l’Afrique semblent donc très prometteuses à l’avenir ?
A. Y. : Tout a fait ! En vérité, nos plans d’expansion entre l’Asie et l’Afrique dans le cadre du plan stratégique “Vision 2025” sont en avance de cinq ans ! Nous avons pu déjà réaliser la plupart de nos objectifs au Japon et c’est très encourageant. Et dans quelques mois, le premier B787 africain de l’histoire survolera notre continent, et ce sera le lion d’Ethiopian Airlines !
Propos recueillis par A. D.-T.