Rencontre : Le plus japonais des Ghanéens

A présent, vous dirigez votre propre société ?
N. S. A. : Ma compagnie Bayside s’occupe d’environ 500 acteurs et mannequins étrangers ou métissés. Un de mes derniers boulots publicitaires a été un contrat de trois ans avec la Seven Bank. C’est un système bien plus efficace que Western Union pour envoyer du liquide en Afrique et j’avais commencé à distribuer leurs tracts à l’African Festival de Yokohama, mais je trouvais que leur publicité n’était pas vendeuse. Je leur ai donc proposé de passer par mon agence, et finalement ils m’ont pris pour leur affiche. Sûrement parce qu’au Japon aussi l’Afrique va devenir un gros marché pour l’envoi d’argent.

Quels sont vos projets futurs ?
N. S. A. : Je suis en train de monter un projet qui s’appelle Afro-kids pour mettre en avant des enfants au sang noir au Japon, qu’ils soient africains ou métissés; dans le domaine du showbiz comme la chanson etc., mais aussi les encourager au niveau de l’éducation. En fait, j’aimerais aussi aider des politiciens, car mon rêve est de voir un jour un Afro-Japonais à la Diète !

Propos recueillis par A. D.-T.