Expérience : Le pari de la société Hinomaru

La compagnie Hinomaru entend recruter 100 chauffeurs étrangers d’ici les Jeux olympiques de 2020. / Benjamin Parks pour Zoom Japon

La compagnie de taxi tokyoïte s’est lancée dans le recrutement de chauffeurs étrangers avec une certaine réussite.

Il est 7h30 et il règne une certaine effervescence dans le dépôt de la société Hinomaru Kôtsû Co. situé dans le quartier de Setagaya, à Tôkyô. Les chauffeurs vont et viennent dans les couloirs de l’immeuble, vérifient leur voiture, soufflent dans un éthylotest et procèdent aux derniers préparatifs avant de commencer leur journée de travail.
Hinomaru est une société de taxis opérant dans la capitale et dans la préfecture voisine de Kanagawa. Setagaya est l’un de ses quatre dépôts à Tôkyô. Au printemps 2017, Hinomaru a fait sensation en se lançant dans le recrutement de chauffeurs étrangers. “Par le passé, nous avions déjà eu quelques employés en provenance de Chine”, confie Otsu Kazumi, en charge des ressources humaines de la société. “Mais nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure car les chauffeurs étrangers ont une attitude très positive et représentent un bon atout”. En juillet 2017, elle ne comptait que cinq conducteurs non japonais. Actuellement, ils sont au nombre de 37 originaires de 22 pays différents, dont 11 Chinois. Hinomaru pense qu’ils seront utiles pour guider le nombre croissant de touristes étrangers, en particulier à l’occasion des Jeux olympiques de 2020. Cependant, 98 % de leurs clients sont japonais.
Ce matin, quatre étrangers sont prêts à commencer leur travail. Manjula Amarakoon est originaire du Sri Lanka et vit au Japon depuis 21 ans. Il n’a pas beaucoup de temps pour parler car il doit encore passer l’éthylotest et inspecter son véhicule. “J’ai postulé à cet emploi parce que je pensais que c’était un travail facile et que je pourrais découvrir la ville en conduisant dans la capitale”, explique-t-il en riant. “Par la suite, j’ai découvert que ce n’était pas aussi facile. Au début, j’ai eu du mal à me débrouiller, mais je me suis habitué à ce travail et je me régale enfin.”