
Résultat d’influences gastronomiques diverses, le tako-raisu cartonne. / DR Le succès du tako-raisu illustre à quel point la gastronomie évolue au gré des rencontres et des mélanges. La cuisine okinawaïenne est réputée pour sa singularité, liée à la fois à son insularité et à sa culture. Les îles d’Okinawa et ses alentours, riches en produits de terroir et dotées d’un art de la table à l’identité forte, ont su inventer une gastronomie raffinée, tout en préservant la diversité des plats populaires. Une autre particularité de cette cuisine réside dans sa capacité à intégrer des produits venus d’ailleurs, comme l’algue kombu du nord du Japon, apportée par les bateaux de commerce kitamae-bune. La proximité géographique avec d’autres pays asiatiques a également donné naissance à de nombreux mets traditionnels à base de porc et de chèvre, ainsi qu’à la fabrication d’un tofu ferme à la chinoise. La présence de nombreux steakhouses, liée à l’implantation des bases militaires américaines, explique aussi l’introduction de produits comme le spam (une sorte de viande en conserve commercialisée aux Etats-Unis). Cette rencontre américano-japonaise a favorisé la création de nombreux plats de fusion, dont ce curieux mais savoureux tako-raisu. Il s’agit d’un néologisme formé à partir de deux mots : tako, qui vient ici non pas de “poulpe” (tako en japonais) mais des “tacos” mexicains, et raisu, transcription japonaise de “rice” (riz). Comme vous pouvez l’imaginer, c’est un plat composé de riz blanc sur lequel sont déposés les ...
