Un samedi au stade d’Urawa

“Tout le monde porte le maillot des Urawa Reds et participe à cette cohésion du terrain”, assure Matsumoto Akihiro, responsable des relations presse du club. / Eric Rechsteiner pour Zoom Japon

Cet après-midi là, le stade de Saitama 2002 attendait 55 000 personnes, soit l’assistance maximale que l’infrastructure, la plus importante du Japon et l’une des plus grandes d’Asie, peut contenir. “D’ordinaire, nous remplissons les tribunes à 35 000 personnes en moyenne”, précise Matsumoto Akihiro, responsable des relations presse du club. “Mais aujourd’hui, c’est particulier. Personne ne veut rater le match contre Kôbe.” Les longues files de personnes massées devant l’entrée, qui attendent de pouvoir acheter des billets de dernière minute, sont un témoignage visible de l’engouement général suscité par l’événement. “Le match ne commence qu’à 13h, mais les premiers supporters sont là depuis 9h du matin. C’est toujours comma ça. A Urawa, ils sont très motivés !” En amont du coup d’envoi et tradition oblige, les supporters se régalent de toutes sortes de mets, de boissons, mais aussi d’animations et de jeux organisés devant les portiques, en attendant l’ouverture des tribunes. L’espace du divertissement a été baptisé “Reds Wonderland”. “On vient voir le match, mais on vient aussi passer la journée au stade, en famille, entre amis, pour profiter de l’ambiance et s’amuser tous ensemble. C’est cela l’esprit d’Urawa et du stade de Saitama”, ajoute-t-il.
Au menu des stands, la restauration rapide made in Japan est reine : des râmen (nouilles en bouillon), des yakitori (brochettes de poulet) des okonomiyaki (crèpes épaisses) et autres morceaux de poulets frits embaument les environs. La bière coule à flots pour les adultes, le chocolat chaud pour les enfants et de grands espaces verts permettent aux plus jeunes de courir et de se dépenser avant le début de la partie. Une grande majorité des personnes présentes portent des vêtements aux couleurs du club. “C’est la force de nos matchs, nous en accueillons presque toutes les semaines et l’ambiance y est toujours très familiale”, assure Matsumoto Akihiro. “Toutes les générations se confondent. Dans les tribunes, il y a les ultras, les purs et durs d’un côté. Je vous conseille d’ailleurs d’éviter d’aller leur parler pendant la rencontre, ils sont très concentrés dans l’action et détestent qu’on les dérange lorsqu’ils regardent jouer leur équipe. Mais il y a aussi beaucoup de familles, des enfants, des personnes âgées, principalement originaires de la préfecture et qui profitent d’une ambiance bon enfant. Les tribunes sont rouges, tout le monde porte le maillot des Urawa Reds et participe à cette cohésion du terrain. Il n’y a pas d’autre endroit au Japon où la passion du ballon rond est si forte.”