Kodawari Ueno

Ce samedi 4 juillet 2026, Kodawari ouvre une troisième adresse à Paris et recrée l’ambiance unique des gâdo-shita japonais

Deux ans après avoir repris l’ancien emplacement de Naritake, au 35 rue des Petits-Champs, à deux pas de la célèbre rue Sainte-Anne, Kodawari lève enfin le voile sur son tout dernier projet ! La marque poursuit son immersion dans le Japon populaire avec une troisième adresse parisienne aussi spectaculaire que gourmande : Kodawari Ueno.

Après avoir transporté les visiteurs dans l’effervescence d’une ruelle nostalgique inspirée des yokocho tokyoïtes, puis du marché aux poissons de Tsukiji, l’enseigne fondée par Jean-Baptiste Meusnier s’attaque cette fois à un nouveau décor emblématique : les gâdo-shita. Au Japon, ce terme désigne ces espaces sous les arches des voies ferrées aériennes qui traversent les grandes gares. Sous ces ponts se succèdent généralement bouis-bouis divers, izakaya, échoppes de ramen et petits restaurants populaires où les salarymen viennent partager un repas ou un verre après leur journée de travail et avant de rentrer chez eux par le train.

Une source d’inspiration que Jean-Baptiste Meusnier connaît bien. Lors de ses nombreux voyages à Tokyo, il est tombé sous le charme du quartier d’Ameyoko, à Ueno, et plus particulièrement de ses petites cantines installées sous les rails. Il y a découvert une ambiance rétro unique, rythmée par le passage incessant des trains, faisant vibrer les murs et les tables des restaurants.

Cette atmosphère si particulière a été fidèlement recréée dans cette nouvelle adresse. En plus d’une bande-son particulièrement immersive (la gare d’Ueno), les clients verront les ampoules grésiller et sentiront les tables vibrer à chaque passage de train simulé ! Un souci du détail qui renforce encore davantage l’impression de dîner au cœur de Tokyo.

Le ramen au canard à l’honneur

Côté cuisine, Kodawari conserve ce qui fait sa réputation : des recettes généreuses et une recherche constante de profondeur aromatique. Cette nouvelle adresse met à l’honneur une spécialité relativement rare au Japon mais très appréciée des amateurs de nouilles locales : le kamo ramen, le ramen au canard. Décliné en plusieurs versions, il séduit par un bouillon d’une grande richesse où l’umami s’exprime pleinement.

Les portions sont généreuses et peuvent être personnalisées grâce à différents suppléments, notamment un excellent aji-tama, l’œuf mollet mariné à la cuisson parfaitement maîtrisée. Pour accompagner le repas, on recommande volontiers un saké chaud ainsi que quelques accompagnements, comme les trois tsukune aux garnitures variées ou encore le carpaccio de canard revisité par Kodawari.

Le carpaccio de canard
Les boulettes de viande tsukune

Au final, cette troisième adresse confirme une nouvelle fois le savoir-faire de l’enseigne. Si l’on pourra regretter l’espace assez restreint au comptoir, l’expérience reste très convaincante. Avec ce restaurant inspiré des gâdo-shita de la gare d’Ueno, Kodawari démontre une fois de plus qu’il est possible d’associer une cuisine populaire de grande qualité à une scénographie digne d’un parc à thème.


© Texte & Photos de Florent Gorges pour ZOOM JAPON

On a aimé :

  • Les décors et l’immersion
  • La commande sur écran comme au Japon
  • L’accueil bruyant façon ramen-ya
  • Un ramen haut-de-gamme, mais accessible

Prix

Ramen : entre 16,9 et 19 € (sans topping)

Boissons : Ramune (4,5€), Sake (9€)

Paris 1

Accès

31 rue des petits champs 75001 Paris


Horaires

Tous les jours de 11h45 à 23:00