Nobi Nobi veut faire rêver les enfants

Ça bouge dans le secteur de l’édition des livres pour enfants avec l’arrivée d’un tout nouvel éditeur qui adore le Japon.

logonobiA près la bande dessinée, le cinéma, la musique ou encore la mode, la littérature pour la jeunesse pourrait bien passer sous influence nippone. C’est en tout cas le souhait d’Olivier Pacciani et Pierre-Antoine Dufour, les deux responsables de la toute nouvelle maison d’édition Nobi Nobi. Sa vocation est d’offrir au public francophone un accès le plus large possible aux livres illustrés venus ou parlant du Japon. Il est vrai que ce secteur est particulièrement riche et qu’il a jusqu’à présent été peu exploité par les éditeurs français. Selon les deux compères qui ont passé deux ans à étudier savamment le marché, seuls 500 titres ont été traduits dans la langue de Molière au cours des 30 dernières années, alors qu’en France, c’est plus de 10 000 titres qui sont publiés dans le secteur du livre jeunesse. Une goutte d’eau dans cet océan que Nobi Nobi voudrait bien voir se transformer en océan au cours des prochaines années. La jeune maison d’édition compte bien sur la nouvelle génération de pa­rents pour atteindre ses objectifs. Non seulement, les Français font beaucoup d’enfants (2,02 enfants par femme en 2008), mais les heureux parents ont aussi baigné dans la culture populaire japonaise tout au long de leur enfance. Ils ont apprécié les dessins animés nippons du Club Dorothée et ont dévoré les premiers mangas. Leur intérêt pour le Japon n’a pas cessé de croître au point de vouloir désormais partager cette passion avec leurs enfants. Nobi Nobi, onomatopée qui décrit un état de bien être, répond à leur désir au travers de trois collections (1,2,3 soleil pour les 3-5 ans, Soleil flottant pour les 6-9 ans et Hors collection pour les plus grands).
L’éditeur entend ainsi apporter le plaisir et la découverte d’un autre Japon dans les foyers francophones. Il a inauguré sa série pour les plus jeunes avec Papa renard en croque pour les cochons de Miyanishi Tatsuya. Cette histoire d’une rencontre entre un renard et trois cochons qui ne tourne pas comme l’aurait souhaité le canidé est servie par un magnifique graphisme. Même chose pour Princesse Pivoine, conte japonais qui bénéficie du talent de l’illustratrice taïwanaise Ein Lee. Publié dans la collection Soleil flottant, ce texte comme ceux qui suivront a pour ambition de donner un accès au folklore japonais tout en apportant aux jeunes lecteurs des explications qui enrichiront leurs connaissances sur le pays. Les plus grands se régaleront avec 1000 vents, 1000 violoncelles d’Ise Hideko. L’histoire émouvante de deux enfants et un vieil homme qui tentent de reprendre goût à la vie après le terrible séisme de Kobe en 1995. Trois titres qui présagent d’une autre belle histoire, celle de Nobi Nobi qui va grandir, grandir… Odaira Namihei

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