Shu pourrait bien devenir votre chouchou

Si vous êtes à la recherche d’une atmosphère typiquement japonaise, l’établissement de M. Ukai est pour vous.

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Comme la plupart des chefs japonais présents à Paris, Ukai Osamu a pas mal bourlingué avant de poser ses valises et d’ouvrir son propre restaurant Shu situé dans le quartier latin à Paris. Sa formation, il l’a acquise à Tokyo et à Bangkok, où son oncle disposait d’un restaurant important, avant d’arriver en France en 2000. Jusqu’en 2008, date à laquelle il a ouvert Shu à quelques dizaines de mètres de la place Saint-Michel, il a travaillé dans deux restaurants réputés de la capitale Yen et Kai. “J’y ai appris le travail en salle, le sens du service et le management”, confie le cuisinier, en regardant avec une certaine fierté le lieu qu’il a choisi en 2008 pour se lancer seul dans l’aventure. “Je m’étais d’abord orienté vers Nice dans l’idée d’ouvrir un restaurant japonais. Mais j’ai très vite renoncé, n’ayant pas trouvé l’endroit idéal. Je voulais quelque chose qui ressemble à ces petits restaurants que l’on trouve au Japon, ces endroits souvent situés au sous-sol de bâtiments et que l’on atteint en prenant de petits escaliers. Je voulais recréer cette atmosphère si particulière qui y règne. Mais ce n’était pas évident. Et puis, j’ai eu la chance de tomber sur cet endroit qui correspondait à ce que je voulais faire”, ajoute-t-il le sourire aux lèvres. La première fois que l’on se présente devant l’entrée de ce restaurant, on a de quoi être surpris. La porte qui ressemble davantage à une trappe ne mesure pas plus de 1,30 mètre et exige une certaine souplesse, mais cela en vaut la peine. Les quatre petites marches vous conduisent dans un lieu d’où se dégage une impression de chaleur incroyable. On y retrouve l’atmosphère des Izakaya, ces bars-restaurants si prisés par les Japonais. Ça tombe bien, car la spécialité d’Ukai Osamu sont les kushiage, des brochettes dont les ingrédients évoluent au fil des saisons. Champignons, œuf de caille, racine de lotus, calamar-oursin, foie gras, pâte de riz omochi, viandes et légumes finement découpés et plongés dans une pâte dont le chef a le secret avant d’être frits deviennent de petites brochettes appétissantes qui disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues. C’est tellement bon qu’on en redemande. Ukai Osamu a conçu des menus qui répondent bien à notre gourmandise et entretiennent tout au long du repas notre bonne humeur. C’est d’ailleurs ce qui caractérise ce lieu chaleureux où l’on vient en famille ou entre amis pour partager les délicieuses “bouchées” comme les appelle le chef. Ce dernier veut procurer du plaisir, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y parvient parfaitement pour un prix raisonnable. Son menu Kaze (38 €) composé de kushiage de 15 sortes, d’une soupe de riz au thé vert (ochazuke), de riz blanc, d’une soupe miso et d’un dessert ravira vos papilles. Les plus gourmands peuvent choisir d’autres formules un peu plus coûteuses (48 € et 56 €) avec toujours la même certitude, celle de passer un moment inoubliable.   Gabriel Bernard

Pratique :
8, rue Suger 75006 Paris
Tél. 01 46 34 25 88 – Ouvert tous les jours (18h30-23h30) sauf dimanche.
www.restaurant-shu.com