Ôtsu, le goût authentique du Japon

Statue de Murasaki Shikibu dans l’enceinte du temple Ishiyama-dera. / Odaira Namihei pour Zoom Japon

Le mont Hiei offre une magnifique perspective sur le lac Biwa tout comme le mont Hôrai qui abrite Biwako Valley, un site très apprécié pour sa vue plongeante sur le lac (10 mn bus de la gare JR Shiga sur la ligne Kosei). Les amateurs de neige peuvent y skier l’hiver, mais quelle que soit la saison on peut toujours venir y passer quelques heures pour contempler un des plus beaux panoramas du pays depuis la Biwako Terrace située à la sortie du téléphérique. Comme l’endroit est très prisé par les locaux, il convient de s’y rendre tôt et d’accepter de faire la queue. Mais Ôtsu ne manque pas d’endroits où l’on peut prendre le temps de flâner dans un décor souvent unique. Parmi les multiples possibilités qui s’offrent aux visiteurs, les croisières sur le lac Biwa à bord du Michigan (plusieurs formules à partir de 2 780 yens), un bateau baptisé ainsi en l’honneur du jumelage de la préfecture de Shiga avec l’Etat du Midwest des Etats-Unis, ou sur la rivière Seta au départ du temple d’Ishiyama-dera (1 500 yens). Le spectacle en vaut la peine et permet de saisir les atouts de la cité lacustre empreinte d’histoire et de traditions. L’une des plus importantes est la fête d’Ôtsu (Ôtsu matsuri) qui se déroule chaque année le premier week-end d’octobre. Classé comme “important patrimoine folklorique immatériel”, ce rendez-vous annuel que l’on peut comparer au festival de Gion à Kyôto a conservé une dimension humaine qui a en revanche disparu dans l’ancienne capitale impériale. Le spectacle des chars dans une ambiance bon enfant et chaleureuse permet de toucher l’âme japonaise que l’on retrouve aussi dans l’enceinte du sanctuaire Tenson où des dizaines de stands en tout genre rappellent l’esprit du Japon authentique. Se promener au milieu des familles, des groupes d’amis venus profiter de la fête en dégustant des takoyaki (beignets de pieuvre), des yakisoba (nouilles sautées) ou une choco banana (banane enrobée de chocolat) donne véritablement l’impression d’être au Japon, loin des hordes de touristes.

Shôgû-san, mascotte du temple Enryaku-ji. / Odaira Namihei pour Zoom Japon

Le fait de ne pas se situer sur la fameuse “Golden route” permet à Ôtsu d’offrir des tarifs hôteliers nettement inférieurs à ceux pratiqués à Kyôto. On peut choisir de séjourner dans l’impressionnant Biwako Otsu Prince Hotel et ses 37 étages dominant le lac Biwa. La vue imprenable de bon nombre de ses chambres est aussi un excellent argument pour le préférer à d’autres établissements kyotoïtes plus chers. On la retrouve aussi au Biwako Hotel qui se caractérise par son architecture en forme de paquebot. Mais on peut aussi trouver des endroits plus modestes comme Inase (voir p. 28) où l’on cultive un sens de l’hospitalité digne des ryokan (auberges traditionnelles) les plus réputés.