Celle qui capte les éclats de vie

A 29 ans, Furusato Hiromi a choisi de rester à Ishinomaki car elle peut y assouvir sa passion.

Furusato Hiromi a trouvé sa raison de vivre dans la cité portuaire. / Ishinomaki Hibi Shimbun

Depuis le séisme de mars 2011, nombreux sont ceux qui sont passés à Ishinomaki, avec leur appareil photo pour faire un état des lieux sinistrés de la région. Certains photographes sont restés à Ishinomaki en continuant à prendre des photos. Parmi eux, Furusato Hiromi qui a quitté un studio-photo à Tôkyô pour devenir photographe-archiviste d’une association bénévole. Elle cherche, à présent, à saisir les éclats de vie de la population.
Née à Ushiku, une cité de la préfecture d’Ibaraki, elle a passé ses années de collège et de lycée à Tôkyô. Depuis toujours, elle aime lire et est très attirée par les sciences humaines. Après un échec, elle a réussi son examen d’entrée à l’Université Nihon, en section de psychologie. Mais à la fac, elle a constaté que la majorité des étudiants, une fois libérés du dur examen d’entrée, étaient peu motivés. Trouvant l’ambiance détestable, elle s’est décidée à poursuivre ses études aux îles Fidji, et “profitant de cette occasion”, elle a acheté son premier appareil reflex mono-objectif. Là-bas, elle n’a pas cessé de photographier les paysages et les visages souriants des personnes qu’elle a croisées.
A son retour au Japon, son appareil ne la quittait plus. Tout en effectuant des stages de psychologie clinique, elle s’est mise à la recherche d’un emploi salarié dans ce domaine “pour rester en rapport avec tous les gens avant qu’ils ne tombent vraiment malades et d’accumuler, pendant les trois années à venir, un maximum d’expériences.” Grâce à son caractère très avenant, elle a reçu de nombreuses promesses d’embauche. Pour se préparer à son entrée dans la vie active, elle sortait déjà en tailleur et talons hauts jusqu’au jour où elle s’est rendu compte qu’elle restait toujours les yeux rivés au sol sur ses pieds douloureux.