Rencontre : Histoire d’une experte éclairée

Si elle a un penchant particulier pour les vins rouges, elle n’en demeure pas moins prête à faire des découvertes. “J’ai commencé par les vins français et italiens – les grands classiques – mais j’ai rapidement essayé des vins d’autres pays”, confie-t-elle. “J’aime beaucoup “le vin d’or” et le vin américain. Par ailleurs, je ne mange pas de bonbons, mais j’aime le vin doux. Comme je l’ai dit, j’aime explorer et essayer des vins venus du monde entier, comme le Chili et l’Argentine. Ils sont relativement bon marché, mais très bons. Récemment, j’ai même acheté du vin d’Israël, de Bulgarie et du Moyen-Orient. Tôkyô est considérée comme une ville chère, mais on peut en trouver sans se ruiner.”
Récemment, elle a également pris goût au vin japonais. “Chaque fois que je voyage à l’étranger, j’essaie le vin local parce que je pense qu’il a meilleur goût. C’est difficile à expliquer, mais cela me procure un sentiment de bien-être. J’ai donc de grandes attentes à l’égard du vin japonais aussi. Etant Japonaise, j’aime bien l’idée d’un produit élaboré au Japon à partir de raisins japonais par des Japonais et pouvant être apprécié tout en mangeant des produits locaux. Comparé à d’autres pays, le vin japonais est plus délicat. Un peu plus tôt, j’ai dit que j’aimais les vins corsés. Ils font encore partie de mes préférés, mais ces derniers temps, j’en suis venue à apprécier des saveurs plus légères et plus simples”, reconnaît-elle.
“Je me suis rendue dans la préfecture de Yamanashi, où j’ai un ami fermier, et j’ai eu la chance de goûter à des vins intéressants qui étaient assez différents de ceux que je connaissais jusqu’à présent. Je sais à quel point il est difficile de cultiver le bon type de raisin et de produire un très bon vin. Aussi je pense que les viticulteurs et les producteurs locaux devraient bénéficier d’un plus grand soutien tout comme leurs produits d’ailleurs”, conclut la jeune femme toujours avec le même sourire.
Gianni Simone