Si Bouddha nous était conté

La première partie de l’adaptation de La Vie de Bouddha de Tezuka Osamu est enfin disponible en France.

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Ce premier volet de l’histoire du fondateur du bouddhisme est parfois un peu trop fidèle au manga original. ©2011 OSAMU TEZUKA’S BUDDHA Production Committee

Adapté du manga La Vie de Bouddha de Tezuka Osamu (éd. Tonkam), le film Bouddha, le grand départ débarque en France grâce à Kazé qui a également offert au public l’avant-première mondiale du second volet de cette histoire intitulé Bouddha 2, un voyage sans fin. Sorti en 2011 au Japon, Bouddha, le grand départ est donc la première partie d’une trilogie consacrée à l’histoire du guide spirituel et fondateur du bouddhisme. Morishita Kôzô a choisi de suivre fidèlement le découpage du manga dans le scénario signé Yoshida Reiko qui raconte l’initiation de Siddharta, un jeune homme issu des classes dirigeantes. Sa rencontre avec Migaila, une jeune fille de caste inférieure, l’amène à quitter le palais qu’il occupe pour voyager à travers la campagne et ses villages afin de se confronter aux réalités de la pauvreté. Mais la brutalité du monde le rend triste et il prend conscience de la nature éphémère et cruelle de la vie des hommes. Il comprend que son statut privilégié ne sert à rien face aux épreuves de la vie et qu’il doit choisir une autre voie. La sortie du film avait été annoncée pour 2013, mais c’est heureux finalement qu’elle ait été retardée, car elle estompera le sentiment de frustration que le spectateur ressent à la fin quand apparaît sur l’écran “A suivre”. Puisque la seconde partie sera projetée sur les écrans en 2014, on peut escompter sa diffusion en France dans les mois à venir. S’il ne s’agit pas d’une œuvre majeure du point de vue de l’animation, Bouddha, le grand départ est un film agréable et prenant. Les personnages sont bien campés même si l’on peut reprocher à cette adaptation de ne pas prendre un peu de distance avec l’œuvre de Tezuka. Il y a en effet quelques longueurs qui auraient sans doute pu être évitées si elle avait été réduite à un seul film.
Gabriel Bernard