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Jûjiya ou le bon goût au juste prix

Chaque jour, ils sont des dizaines à faire la queue dans ce magasin dont le rapport qualité-prix n’est plus à démontrer.

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Muraguchi Teruo ©Ozawa Kimie

Cela fait 25 ans que Muraguchi Teruo tient  Jûjiya dans la rue de Sainte-Anne à Paris. Avant de s’installer dans la capitale française, il avait travaillé plusieurs années dans le domaine de la mode à Tôkyô, Milan et même en Afrique. Sa première idée en arrivant à Paris au début 90 était d’ouvrir une épicerie d’alimentation japonaise assurant des livraisons. C’est de là que vient le nom de sa société Otodoké qui gère le magasin Jûjiya, ouvert de 10 heures  à 22 heures. Il avait aussi le projet d’ouvrir une supérette konbini (convenience store) à la japonaise. La principale caractéristique des konbini au Japon est leurs horaires d’ouverture 7 jours/7 et 24h/24. Ces magasins sont devenus un repère dans chaque quartier pas seulement pour femmes au foyer. Pratique pour les gens qui rentrent tard le soir, ils proposent entre autres des bentô prêts à être consommés à la maison. La coutume des bentô est traditionnelle au Japon. Ils sont mieux préparés que les casse-croûte français et conçus par une mère pour ses enfants ou son mari pour qu’il puisse le manger au bureau ou à l’école.
Jûjiya se spécialise maintenant dans la vente de bentô dont les contenus changent chaque jour. C’est le chef Yoshinaga Shingo qui s’occupe des menus de chaque jour. Avant de venir à Paris, il avait travaillé pendant 16 ans dans des restaurants japonais renommés à Ôsaka, dont l’un a décroché une étoile au guide Michelin.
Jûjiya reçoit non seulement des commandes pour des groupes de touristes japonais, pour des équipes de TV ou des responsables de mode. De plus en plus de sociétés japonaises et de boutiques de luxe comme Louis Vuitton et autres commandent des bentô de 10 € à 11 € aux contenus variés et équilibrés. Et les clients peuvent choisir des contenus suivant leur goût.
En dehors des bentô, le patron Muraguchi propose également des boîtes de plusieurs maki variés aux légumes et poisson comme le saumon à 6,50€. Le terme maki devenu courant sans dire maki-zushi devrait se développer aussi vite que McDo qui a conquis les cinq continents, car le maki n’a pas de graisse au goût de la cuisine japonaise traditionnelle qui doit plaire surtout à la clientèle féminine. L’ambition de Monsieur Muraguchi est de fonder une chaîne de vente de maki à Paris ayant déjà le deuxième magasin Nanaya situé au 81 avenue Mozart dans le 16ème arrondissement.
Ozawa Kimie

Pratique pour s’y rendre :
46 rue Sainte-Anne 75002 Paris
Tél. 01 42 86 02 22 – Fax. 01 40 20 05 67
Ouvert tous les jours de 10h à 22h (dim. 21h).