
Après sa Louange des mousses, publiée chez Picquier en 2012, Véronique Brindeau nous convie une fois de plus auprès de la nature japonaise, dans un essai mêlant contemplation botanique et devoir de mémoire. À travers les rues de Nagasaki, ville qui porte toujours les stigmates du bombardement atomique du 9 août 1945, l’auteure interroge la place des hibaku jumoku, « les arbres victimes de la bombe », témoins vivants mais silencieux de l’Histoire.
La Nature est symbole d’espoir, de renouveau, mais elle n’est pas à l’abri de succomber à ses blessures. L’écriture mélodieuse et poétique de Véronique Brindeau nous transporte aux côtés des arbres meurtris par la catastrophe. Au fil des pages, elle nous murmure l’histoire de leurs cicatrices, la mémoire discrète des événements qu’ils ont traversés et rend hommage à tous ceux qui ont péri. Les arbres de Nagasaki raconte les souffrances du Japon, de ses arbres et de son peuple, mais aussi sa résilience.
À travers une description sensible de la reconstruction après le chaos, l’ouvrage rend la parole à la Nature et invite à méditer sur le passage du temps. Une lecture salutaire en cette époque marquée par l’instabilité internationale.
Jeanne Vialtelle pour ZOOM Japon
Véronique Brindeau enseigne l’histoire de la musique japonaise à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Elle est également traductrice et auteure de plusieurs ouvrages sur le Japon.
Les arbres de Nagasaki de Véronique Brindeau, disponible depuis le 5 mars 2026 aux éditions Arléa, collection La rencontre. 88 pages au format 11 x 17 cm, prix public : 13€ TTC.
ISBN : 9782363084347

