
Il y a encore quelques années, la plupart des paysages urbains nippons se trouvaient dominés par d’improbables et inextricables réseaux de fils électriques. En 2003, lorsque cette photographie a été prise, cette immense statue du moine Kōbō Daishi semblait comme captive de ces liens métalliques. Depuis, de vastes programmes d’enfouissement ont métamorphosé les villes. Si certains ont salué cette initiative, qui apaise le regard en rendant les rues moins « chaotiques », d’autres ont au contraire déploré leur disparition, voyant dans ces câbles tendus çà et là une signature abstraite de l’âme des rues japonaises.