Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook Instagram
    Zoom Japon
    S'identifier
    S'abonner
    0 Shopping Cart
    • À la Une
    • Magazine
      • Abonnement
      • Archives PDF
      • Distribution
    • Dossiers
    • Actu
    • Culture
    • Gourmand
    • Voyage
    • Petites annonces
    • Boutique
    • Japonais
    Zoom Japon
    0 Shopping Cart
    Accueil » Actu » Rencontre : Une peinture en fusion » Page 2
    Du Japonisme aux Japonismes

    Rencontre : Une peinture en fusion

    Par Rédaction Web11/07/2018
    Facebook Email

    Hiramatsu Reiji (né en 1941), Symphonie d’eau, d’arbres et de nymphéas, 2011.
    Nihonga, double paravent à quatre panneaux, 180 x 680 cm.
    Giverny, musée des impressionnismes, MDIG 2013.1.4. / © Hiramatsu Reiji © Giverny, musée des impressionnismes

    Comment parvenez-vous à exprimer une beauté différente de celle des œuvres de Monet avec les pigments du nihonga et en quoi consiste la technique du nihonga ?
    H. R. : Dans la peinture à l’huile, on mélange les couleurs pour obtenir la teinte souhaitée. Il est ainsi facile d’exprimer l’ombre, la lumière et la perspective, etc. Par rapport à cela, le nihonga est beaucoup moins pratique. On ne peut mélanger les pigments (essentiellement minéraux) et les peintres de nihonga ne le souhaitent pas non plus. C’est en superposant les couleurs que l’on obtient la teinte désirée. Nous peignons sur du papier épais fabriqué à partir de fibres de muriers japonais. On y applique les pigments minéraux que l’on mélange avec de l’eau et auxquels on ajoute un liant d’origine animale, le nikawa. Il faut attendre que la couleur sèche pour appliquer la suivante et recommencer maintes fois pour arriver au résultat souhaité. C’est pour cette raison qu’un peintre de nihonga parvient à obtenir des teintes aussi tendres, profondes, subtiles. On ne peut pas obtenir de couleurs fortes comme dans la peinture à l’huile, et ce n’est pas non plus notre désir.
    En 2013, lors de mon exposition à Giverny, j’ai réalisé une œuvre expérimentale, un paravent dont la hauteur est de 1,80 m, et la largeur de 6,80 m. Je me suis placé à l’endroit que Monet choisissait pour peindre et j’ai pris les mêmes motifs. J’ai peint la surface de l’eau avec des pigments minéraux superposés et j’ai dessiné les pétales dans un style décoratif avec de la poudre d’or, d’argent et de cuivre sur laquelle j’ai appliqué des feuilles d’argent volontairement décolorées. J’ai utilisé des feuilles d’or pour les nuages qui se reflètent dans l’étang et j’ai dessiné les saules pleureurs à l’encre de Chine. Les nymphéas semblent ainsi voler au loin dans le ciel. Dans l’étang, j’ai peint des pétales de fleurs de cerisiers et des feuilles d’érables. C’est ainsi que j’ai tenté d’exprimer l’esprit décoratif et ludique des Japonais.
    Hiramatsu Reiji (né en 1941), Quartet de couleurs – Nymphéas, 2011.
    Nihonga, paravent à six panneaux, 180 x 420 cm.
    Giverny, musée des impressionnismes, MDIG 2013.1.5. / © Hiramatsu Reiji © Giverny, musée des impressionnismes

    Après le succès de votre exposition en 2013, vous exposez de nouveau cette année à Giverny. Quel est désormais votre souhait le plus cher ?
    H. R. : Le Musée des impressionnismes de Giverny propose cette année une exposition Japonisme / Impressionnisme, puis une seconde sur Edmond Cross : peindre le bonheur ainsi qu’un accrochage Hiramatsu. Il sera intéressant de comparer la technique d’Edmond Cross et des autres peintres pointillistes à celle du nihonga. J’espère que les visiteurs y seront nombreux. Pour ma part, il me reste bien des rêves à réaliser. Je dois faire d’autres recherches sur Monet et les peintres japonisants. Je souhaite avant tout continuer à peindre des œuvres dans la lignée de la beauté de nos deux pays.
    Propos recueillis par B. K.-R.

    Informations pratiques
    Hiramatsu à giverny. Jusqu’au 4 novembre. 99, rue Claude Monet 27620 Giverny.
    Tél. 02 32 51 94 65 – www.mdig.fr
    Tous les jours de 10h à 18h (fermeture du 16 au 26 juillet).

    Hiramatsu Reiji (né en 1941), Reflets du couchant sur l’étang ; ouverture musicale : les nymphéas, 2011. Nihonga, paravent à six panneaux, 180 x 420 cm. Giverny, musée des impressionnismes, MDIG 2013.1.6. / © Hiramatsu Reiji © Giverny, musée des impressionnismes

    1 2
    Art 82

    A lire

    Du Japonisme aux Japonismes

    Succès : En mouvement perpétuel

    30/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Du Japonisme aux Japonismes

    Histoire : Le chaînon manquant

    29/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Du Japonisme aux Japonismes

    Ouverture : Un trait d’union nommé Bigot

    26/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Du Japonisme aux Japonismes

    Actuel : Le japonisme au XXIe siècle

    23/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Du Japonisme aux Japonismes

    Futur : A l’heure de la nouvelle vague

    22/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Du Japonisme aux Japonismes

    Trésor : Hokusai, un artiste international

    21/07/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Facebook Instagram
    • Home
    • Qui sommes nous
    • Contact
    • Politique de confidentialité
    • 日本語
    © 2026 Ilyfunet communication

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.