Résistance : Culture sans frontières

Sorti en 2000 sur les écrans nippons, Shiri a ouvert la voie au cinéma sud-coréen dans l’Archipel. / DR

Jusqu’à présent, malgré les tensions, les Japonais restent très friands des produits culturels venus de Corée du Sud.

Les relations entre le Japon et la Corée du Sud sont sans doute à leur niveau le plus bas depuis des années, mais on ne le ressent pas à Ôkubo, quartier de Tôkyô situé juste au nord de Shinjuku, où se trouve la Koreantown de la capitale. Chaque jour, ses rues sont tellement encombrées de passants, essentiellement des adolescentes et des jeunes femmes qu’il est difficile de s’y promener. Ces visiteuses ne s’inquiètent pas vraiment des problèmes liés au travail forcé pendant la guerre ou des frictions commerciales. Leur principale préoccupation est de pouvoir trouver le dernier CD de leur idole de la K-Pop, d’essayer une miraculeuse crème coréenne pour la peau ou de goûter à la cuisine coréenne comme ce beignet au fromage aux couleurs de l’arc-en-ciel que tout le monde aime.
Le Japon et la plupart des pays asiatiques connaissent actuellement la troisième vague de ce qui est généralement connu sous le nom de Hanryû (vague coréenne). Si la première vague avait surtout conquis le cœur des femmes adultes (de la trentaine à la mamie), sa version la plus récente est principalement celle des membres des jeunes générations dont les intérêts vont bien au-delà de la télévision et de la musique. En fait, le boom actuel comprend les vêtements, les cosmétiques et de nouvelles approches de la cuisine coréenne, comme le fromage dak-galbi, et tout ce qui passe bien sur Instagram.