Quelques bonnes questions à se poser

Avant de prendre son billet d’avion et de commencer à faire ses bagages, le candidat au voyage d’études a intérêt à se poser quelques questions qui lui permettront d’éviter des galères et des désillusions. En d’autres termes, il faut savoir où l’on veut mettre les pieds. L’entrée à l’université est sanctionnée par le passage d’un concours, difficile, dont le niveau varie suivant les établissements. Une fois l’examen réussi, les droits d’entrée dans les universités sont élevés. Il faut compter entre 500 000 et 1 million de yens [entre 4390 et 8790 euros] par an. A moins d’avoir gagné au loto ou d’être parent avec Liliane Bettencourt, il s’agit d’un premier obstacle important à ne pas négliger. Par ailleurs, la réussite de l’examen d’entrée nécessite une grande préparation qui suppose des mois de travail et une connaissance des programmes scolaires japonais. Bref, l’entrée directe dans un établissement supérieur japonais s’avère plutôt compliqué et exige une parfaite maîtrise de la langue japonaise.
Mais tout n’est pas perdu, il existe bien d’autres moyens d’entrer dans une fac à Tokyo ou Kyoto. Le premier et le plus évident est de participer à un programme d’échange. Selon le site de l’ambassade de France au Japon, “en mars 2008, les établissements supérieurs français avaient conclu avec leurs partenaires japonais plus de 620 accords inter-universitaires. Les échanges s’intensifient aussi bien pour les enseignants-chercheurs que pour les étudiants. Les domaines concernés par la coopération universitaire sont des plus variés. Si les langues et les lettres tiennent à l’évidence une place importante, les collaborations dans les arts ou les domaines scientifiques plus techniques sont également très intenses”.
Si malheureusement, l’université française à laquelle vous appartenez ne dispose pas de ce type de programme, ne vous désespérez pas, des systèmes de bourses ont été mis sur pied. Dépendant soit des gouvernements français ou japonais soit d’institutions publiques ou privées, ces aides financières peuvent débloquer des situations et donner le coup de pouce nécessaire. Parmi elles, on peut citer la bourse du Monbukagakushô (ministère  de l’Education, de la Culture, du Sport, de la Science et de la Technologie) qui permet à un étudiant de bénéficier d’un soutien financier dont la durée varie selon les études entreprises. Elle est attribuée après un processus de sélection qui s’étale sur plusieurs mois. Il y a également celle gérée par la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises. Elle s’adresse avant tout aux personnes qui étudient le japonais et qui veulent perfectionner leurs connaissances lors d’un séjour linguistique d’été. Les personnes doivent déposer un dossier de candidature avant la fin du mois de février contenant notamment une lettre de motivation qui aura aussi son importance au moment de la sélection.
On le voit, la motivation est au cœur de toutes ces démarches. Il convient donc avant tout de se demander si l’on a vraiment envie d’abandonner ses habitudes et son environnement quotidien pour en découvrir un totalement nouveau. En répondant à cette simple interrogation, vous aurez déjà fait un grand pas et vous pourrez prendre votre billet d’avion et commencer à réfléchir au contenu des bagages que vous emporterez avec vous.
Gabriel Bernard