Chez Marugen pour la dégaine

Ouvert depuis le  samedi 11 septembre, un concept store panasiatique fait la part belle aux objets made in Japan.

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Derrière les geta, la cabine de l’un des deux purikura © Odaira Namihei

Tamura Ryôhei est un homme heureux. Le sourire aux lèvres, il accueille les clients qui pénètrent dans sa boutique attirés par les deux costumes de samouraï en vitrine. “On peut aussi les acheter”, lâche-t-il malicieusement. Il vous en coûtera tout de même 7 000 euros. Rassurez-vous, tout n’est pas aussi cher dans ce magasin qui ne présente que des objets authentiquement japonais. On trouve pas exemple des tabi, chaussettes traditionnelles qui montent soit jusqu’à la cheville, soit jusqu’à mi-mollet et séparent le gros orteil des autres orteils, à 6 euros. Les geta qui sont adaptées aux tabi sont à 25 euros. Depuis juillet dernier, cette succursale parisienne de Marugen, société originaire d’Osaka, fait le bonheur de tous ceux qui craquent pour les tenues vestimentaires typiquement nippones ou pour les accessoires tellement kawaii qu’on a bien du mal à y résister. “Ce qui marche bien auprès de nos clients, ce sont les tobi, ces pantalons amples si caractéristiques de l’ouvrier japonais. Ils sont très résistants et réputés pour durer”, explique Tamura Ryôhei, en désignant la vingtaine de pantalons. Ils attendent d’être essayés par un de ces jeunes qui vient de rentrer dans la boutique. Mais, à 180 euros pour le plus cher d’entre eux, il est possible qu’ils ne trouvent pas preneur cette fois. D’ailleurs, leur regard se porte vers des jika-tabi, chaussures que l’on porte souvent avec ce genre de pantalon. “C’est très tendance”, explique le patron du magasin, en montrant sa tenue. A priori les jeunes ne sont pas tentés non plus, ils font le tour de la boutique, jettent un coup d’œil sur la multitude de petits gadgets dont elle regorge avant d’apercevoir le “prikra”, comme dit l’un d’eux. Le purikura. Ce photomaton japonais (“le seul authentique de Paris”, dit M. Tamura) va leur permettre de ramener quelque chose de “vraiment japonais” de leur virée ici. 5 euros pour trois personnes. L’affaire est conclue. On les entend rire dans la cabine. Des clients heureux comme cette jeune femme qui va craquer pour un yukata.  Tamura Ryôhei a toujours le sourire aux lèvres et les deux armures de samouraï sont toujours aussi efficaces pour attirer le chaland.
Odaira Namihei

Pratique :
33 rue des Petits Champs 75001 Paris –
Tél. : 01 47 03 90 27 – www.marugentobi.com