Shônen Jump fait la pluie et le beau temps

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Le n°1 de Shônen Jump. © Collection Claude Leblanc

Lancé par l’éditeur Shûeisha en 1968 en tant que bimensuel, Shônen Jump est passé hebdomadaire l’année suivante, au moment où le Japon devenait la troisième puissance économique de la planète. Tout un symbole pour cette publication dont les trois mots clés étaient « effort » (doryoku), « victoire » (shôri) et « amitié » (yûjô). Pour être publiée dans Shônen Jump, une série devait posséder au moins une de ces caractéristiques. Par ailleurs, le magazine ne s’est pas appuyé sur les grands noms du manga pour démarrer, préférant jouer la carte des nouveaux talents.

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Cette recette lui a été favorable puisque Shônen Jump après des débuts modestes (105 000 ex.) a rapidement connu le succès. En 1971, il passe la barre du million d’exemplaires vendus par semaine et finit, deux ans plus tard, par détrôner Shônen Magazine, la référence dans le secteur. Au cours des années suivantes, il continue à engranger les succès et atteint en 1995 un record mondial avec plus de 6,5 millions d’exemplaires. Dragon Ball ou encore Slam Dunk pour ne citer que ces séries ont largement contribué au succès de Shônen Jump.Comme ses concurrents, le magazine enregistre un recul de ses ventes à partir de 1995. Pour beaucoup d’observateurs, la fin de certaines séries cultes comme Slam Dunk expliquerait le retournement du marché. En 1997, la diffusion dépasse à peine 2,3 millions d’exemplaires. Mais fort de ses valeurs initiales et grâce à la publication de nouvelles séries attachantes comme One Piece à partir de 1997, Hunter x Hunter en 1998, Naruto en 1999 ou encore Death Note en 2003, Shônen Jump a retrouvé les faveurs du public. Depuis le début de 2010, il peut compter sur plus de 3 millions d’exemplaires vendus par semaine.
Odaira Namihei