Dessert : Le printemps ramène sa fraise

Au printemps, les rayons des supermarchés et des pâtisseries se mettent à l’heure de ce fruit rouge que les Japonais aiment par-dessus tout.

En haut : Puku puku Tai Ichigo, Koara no march, Pocky tsubutsubu ichigo, Double deep strawberry. En bas : Melon pan à la fraise, gâteau aux fraise, Pretzel Hello Kitty fraise
En haut : Puku puku Tai Ichigo, Koara no march, Pocky tsubutsubu ichigo, Double deep strawberry.
En bas : Melon pan à la fraise, gâteau aux fraise, Pretzel Hello Kitty fraise

Au Japon, lorsque l’hiver s’achève et que la douceur se fait de nouveau ressentir, les fraises apparaissent au rayon fruits du supermarché. Chez les pâtissiers ou dans les restaurants des hôtels se déroulent “la foire aux fraises” au cours de laquelle on présente différentes variantes de desserts à base de ce fruit rouge. Dans les campagnes, c’est la cueillette qui débute. La fraise est le roi des fruits d’avril à mai. Même si, dès octobre, grâce à la culture sous serres très répandues dans l’archipel, on peut en trouver facilement au marché.
Il existe aujourd’hui plus d’une centaine de variétés avec chacune son nom. Dans l’est du pays, les plus populaires se nomment “Nyohô” et “Tochiotome” car elles viennent de la préfecture de Tochigi. Dans l’ouest, on les appelle “Toyonaka” et “Mao”. Elles proviennent de Fukuoka. Contrairement aux pratiques dans les marchés français, au Japon, les fraises ne sont pas empilées sous forme de pyramide et servies avec une pelle. Elle sont toujours vendues dans une barquette où elles sont soigneusement alignées. Pour cette princesse, les critères de sélection sont très stricts. Elle doit être belle et brillante. Le prix moyen varie de 400 et 600 yens par barquette de 300g, sauf si celles-ci portent un grand nom. Une “Mikagi ichigo”, originaire de la préfecture de Miyagi coûte 1 000 yens l’unité. La “Bijinhime”, originaire de Gifu, est un joyau de 80 grammes dont le coût impressionnant avoisinne les 50 000 yens la fraise. C’est pour cette raison que sur les étals, on les appelle “bijoux pour se régaler”.
En France, le fraisier est la pâtisserie de référence, pour les Japonais, c’est l’ichigo no shôto kêki (shortcake aux fraises) que tout le monde apprécie ! C’est presque une icône du pays, il décore toute l’année la vitrine des pâtissiers. Avant la culture de la fraise sous serres, on utilisait celles qui provenaient d’Amérique. Le wagashi, pâtisserie japonaise traditionnelle, respecte quant à lui le rythme des fruits de saison. L’ichigo daifuku est une pâte de riz enrobant une fraise recouverte d’an (pâte de haricots rouges). On ne peut le déguster qu’au printemps. Il anime les vitrines de saison avec un autre wagashi : le sakura mochi, un gâteau de riz avec des feuilles de cerisier enveloppant l’an. Au konbini, cette supérette ouverte 24h / 24, la saison des fraises prend des formes variées avec des choux à la crème ou des éclairs aux fraises, des crêpes à la confiture de fraise ou encore du gâteau roulé à la chantilly et aux fraises. Même le Pocky, l’équivalent du Mikado en France, n’est pas en reste avec une version kawaii au chocolat rose incrustés de morceaux de fraise.
Maeda Haruyo & Koga Ritsuko