Hagi toujours à l’heure des samouraïs

Les 500 lanternes de pierre veillent sur le repos éternel des grands seigneurs qui ont vécu à Hagi depuis sa fondation en 1604. / Johann Fleuri pour Zoom Japon


Le riche environnement naturel de ses montagnes et de sa mer, allié à cet héritage historique exceptionnel, confère à la ville de Hagi, une puissance particulière. Un endroit semble être le parfait exemple de cette symbiose : le temple Gokokuzan Tôkô-ji. Construit par Mori Yoshinari, le troisième seigneur du fief de Hagi. Sa porte principale (sômon), sa porte triple (sammon) et la tour surmontée d’une cloche (shôrô) sont inscrites au registre national des biens culturels importants. A l’arrière de l’édifice, les pierres tombales de grands seigneurs du temps jadis, dont celles du bâtisseur, et de leurs familles. Face à elles, 500 lanternes de pierre, autant de gardiens de leur repos éternel, sont alignées et leur font face. “Celles-ci sont parfois allumées le soir venu. Le tout, reclus dans cette forêt dense, rappelle encore plus fort que les samouraïs du Japon continuent de veiller sur Hagi et ses habitants”, assure Kozaki Masato.
Johann Fleuri

Pour s’y rendre
Par train, compter environ 6 heures pour rejoindre la gare de Shin Yamaguchi avec le shinkansen au départ de Tôkyô. De là, un bus permet d’atteindre la ville de Hagi (90 minutes environ).
Par Avion, Tôkyô-Yamaguchi-Ube : 1h45. Des bus et taxis (à réserver en amont) sont disponibles depuis l’aéroport, compter 90 minutes environ pour rejoindre Hagi.