Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook Instagram
    Zoom Japon
    S'identifier
    S'abonner
    0 Shopping Cart
    • À la Une
    • Magazine
      • Abonnement
      • Archives PDF
      • Distribution
    • Dossiers
    • Actu
    • Culture
    • Gourmand
    • Voyage
    • Petites annonces
    • Boutique
    • Japonais
    Zoom Japon
    0 Shopping Cart
    Accueil » Actu » Une génération qui en veut
    L'évolution du cinéma japonais

    Une génération qui en veut

    Par Sakiko Uozumi (Leblanc)01/06/2011
    Facebook Email

    Parution dans le n°11 (juin 2011)

    Inconnus du grand public en dehors du Japon, de jeunes réalisateurs sont en train de s’imposer dans l’archipel.

    sawako-decides-ishi-yuya-japon
    Kawa no soko kara konnichiwa (Sawako Decides) réalisé par Ishii Yûya. ©DR

    Les Kore-eda, Kurosawa, Aoyama ou Kitano n’ont qu’à bien se tenir. De tout jeunes réalisateurs sont prêts à assurer la relève. Mais quels sont les sujets abordés dans leurs films ? “Cette génération traite essentiellement d’une jeunesse qui n’a pas connu l’époque prospère de la bulle financière des années 1980, explique le directeur du festival de Tôkyô, Yatabe Yoshi. Tous mettent en avant dans leurs films le climat d’anxiété et l’instabilité des jeunes d’aujourd’hui.” Rien de déprimant pour autant, grâce à un sens de l’humour hors du commun, souvent teinté de causticité ou d’ironie. Le chef de file de cette nouvelle génération de cinéastes s’appelle Yamashita Nobuhiro. “Il est considéré comme le Kaurismaki japonais, reconnaît Yatabe Yoshi. Ça fait dix ans qu’il a débuté et il a une technique bien à lui pour mélanger le drame et l’humour. Comme dans Linda Linda Linda, qui dépasse le simple portrait d’un girls band pour évoquer l’adolescence dans ce qu’elle a de plus juste. Dans la même veine, Ishii Yûya a eu un énorme succès avec son film Kawa no soko kara konnichiwa (Sawako decides).  “Comme Yamashita, il excelle à truffer de pointes d’humour des films pas forcément drôles au départ, raconte Yatabe Yoshi. Mais dans ce registre, j’ai un faible pour Irie Yû , qui écrit lui-même ses scénarios, maîtrise merveilleusement la technique et l’art du plan séquence.” 8000 Miles, sa comédie dramatique sur un groupe de rappeurs provinciaux a connu un bouche à oreille exceptionnel. Autre portraitiste de la jeunesse japonaise d’aujourd’hui, Ômori Tatsushi, “dont il traduit à merveille l’état d’esprit et les valses hésitations”, ajoute le directeur du festival de Tôkyô.
    Plus sérieux, du moins en apparence, Fukada Kôji est reconnu pour sa cinéphilie pointue et une inspiration très littéraire. Yamada Kôichi, célèbre critique de cinéma et ami de François Truffaut, dit de lui qu’il est le Rohmer japonais. “Son dernier film, Hospitalité, traite de l’accueil de sans papiers dans une famille japonaise d’aujourd’hui. C’est un film formellement mal dégrossi, mais d’une ampleur universelle”, explique-t-il. L’humanisme qui s’en dégage l’inscrit dans la lignée des grands cinéastes japonais, Ozu ou Naruse. De même, Kumakiri Kazuyoshi, ancien réalisateur de films de genre, est devenu plus demandé depuis son film Sketches of Kaitan City, primé cette année au festival de Deauville. “Son cinéma a mûri, pour évoquer des thèmes plus actuels, plutôt durs et désespérés”, constate Yatabe Yoshi. Ce panorama ne serait pas complet sans évoquer Matsue Tetsuaki . Car le réalisateur de Live Tape est sans doute “le plus atypique de tous”. C’est un réalisateur qui s’amuse à abolir les frontières entre les deux côtés de la caméra et qui mélange documentaire et fiction. “ Je vais vous donner un truc pour reconnaître un cinéaste qui compte, précise le directeur du festival de Tôkyô. Il suffit de voir s’il travaille avec le chef opérateur Shindô Ryôtô. C’est peut-être lui qui symbolise le mieux le cinéma japonais d’aujourd’hui. C’est le technicien qu’on s’arrache.”  Si, après ça, vous pensez encore que le cinéma japonais manque de souffle, c’est à désespérer.
    Uozumi Sakiko

    Documentaire 11

    A lire

    L'évolution du cinéma japonais

    Kôra Kengo, un acteur touche-à-tout prometteur

    01/06/2011Par Gabriel Bernard
    Lire la suite
    L'évolution du cinéma japonais

    Kurosawa Kiyoshi veut encore y croire

    01/06/2011Par Odaira Namihei
    Lire la suite
    L'évolution du cinéma japonais

    Graines de stars

    01/06/2011Par Sakiko Uozumi (Leblanc)
    Lire la suite
    L'évolution du cinéma japonais

    L’avenir se joue à l’école

    01/06/2011Par Gabriel Bernard
    Lire la suite
    L'évolution du cinéma japonais

    Chercher les femmes !

    01/06/2011Par Sakiko Uozumi (Leblanc)
    Lire la suite
    L'évolution du cinéma japonais

    Plus d’écrans, moins de cinémas

    01/06/2011Par Odaira Namihei
    Lire la suite
    Facebook Instagram
    • Home
    • Qui sommes nous
    • Contact
    • Politique de confidentialité
    • 日本語
    © 2026 Ilyfunet communication

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.