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    Accueil » Actu » Shinjuku fever
    Culture

    Shinjuku fever

    Par Gabriel Bernard01/11/2011
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    Parution dans le n°15 (novembre 2011)

    Delcourt publie l’excellent Shinjuku Fever dans lequel les lecteurs peuvent découvrir le quartier chaud de Tôkyô.

    manga-shinjuku-fever-kubo-mitsuro
    Fuku le provincial est ébloui devant Shinjuku. © Mitsuro Kubo / Kodansha Ltd.

    Qui a dit que le manga n’était pas un bon moyen pour mieux saisir le Japon ? Certainement pas les lecteurs de ces publications qui les utilisent à la fois pour se distraire et se forger une base de connaissances sur l’archipel et ses habitants. Après tout, on peut en apprendre beaucoup  plus en suivant les aventures de tel ou tel héros qu’en se plongeant dans un essai. C’est la réflexion que je me faisais après la lecture du premier tome de Shinjuku Fever signé Kubo Mitsurô (éd. Delcourt). Comme son titre l’indique, le décor de cette histoire est le quartier de Shinjuku, à Tôkyô, connu dans le monde entier pour ses gratte-ciel et ses bars à hôtesses. L’auteur a parfaitement su saisir l’atmosphère qui y règne à la tombée de la nuit et la rapporter dans un mode humoristique. Cela en allège la lecture et permet de lui donner sa marque de fabrique.  On peut très bien apprendre en s’amusant. Non ?
    Je ne sais pas si Kubo Mitsurô a lu Un Idiot à Paris de René Fallet ou vu le film qu’en avait tiré Serge Korber en 1967 avec des dialogues de Michel Audiard, mais les tribulations de Fuku, jeune provincial qui se retrouve au cœur de la capitale japonaise, rappellent celles de Goubi, l’idiot du village, en plein centre de Paris. Affublé de son uniforme de lycéen un peu ringard comme Goubi et sa veste de paysan, Fuku s’émerveille pour un rien devant les immeubles qui apparaissent devant ses yeux lorsqu’il sort de la gare. C’est un peu comme s’il émergeait d’un profond sommeil. La page dans laquelle Kubo Mitsurô montre la réaction du jeune lycéen est particulièrement réussie. On finit par se mettre à sa place et à partager la même candeur devant l’environnement urbain qui s’offre à lui. Si Goubi s’est retrouvé à Paris par accident, à la suite d’une cuite carabinée, Fuku s’est rendu à Tôkyô afin de suivre des cours en vue de prépaper un concours d’entrée à l’université. Elève médiocre, car trop concentré sur son engagement en tant que supporter de son équipe de base-ball même si celle-ci occupe les profondeurs du classement, le jeune homme se doit de faire évoluer son existence et se donner les chances de réussir. Aussi l’idée d’aller suivre des cours de soutien dans la capitale n’était-elle pas tout à fait stupide d’autant que ses parents, sa mère en particulier, sont déçus par sa conduite et son obsession de supporter.
    Mais Fuku a la mauvaise idée d’être accompagné par un copain qui veut lui faire découvrir les charmes nocturnes de Shinjuku. “Je nous ai concocté une nuit de folie dont tu te souviendras”, lui dit-il. De fil en aiguille, il se laisse entraîner à Kabukichô, célèbre pour ses bars à hôtesses et ses host clubs, équivalent des bars à hôtesses, mais pour la clientèle féminine. Sa situation rappelle celle de Goubi qui rencontre “la fleur”, une prostituée dont il tombe amoureux. Fuku fait la connaissance de Ren, une jeune femme dont le job consiste à entraîner les hommes dans des clubs aux tarifs prohibitifs pour les faire consommer. Lui aussi en tombe amoureux. Devant l’addition astronomique qu’on lui présente à la suite de cette nuit de plaisir, il est contraint de fuir et finit par tomber sur un ancien camarade d’école, supporter lui aussi, devenu une référence dans le milieu des host clubs. Ume-san, c’est son nom, va prendre Fuku sous son aile comme Léon Dessertine avait décidé de protéger Goubi dans sa découverte de Paris.
    Grâce à son ami, Fuku va devenir un “supporter” de filles et tenter de se faire une place dans ce monde très particulier avec l’espoir de retrouver Ren qui lui a bouleversé le cœur. Avec cette histoire, l’auteur de Shinjuku Fever explore de façon originale le rapport entre la capitale et la province, montrant que l’innocence incarnée par Fuku peut triompher de la superficialité citadine. Grâce à son style agréable et dynamique, Kubo Mitsurô nous fait passer un bon moment aux côtés de Fuku qui n’est peut-être pas aussi plouc qu’on aurait pu le croire au début du récit.
    Gabriel Bernard

    Référence :
    Shinjuku Fever de Kubo Mitsurô, trad. par Takuya Matsumoto et Ryoko Sekiguchi, éd. Delcourt, 6,95€.
    Deux volumes parus.

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