Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook Instagram
    Zoom Japon
    S'identifier
    S'abonner
    0 Shopping Cart
    • À la Une
    • Magazine
      • Abonnement
      • Archives PDF
      • Distribution
    • Dossiers
    • Actu
    • Culture
    • Gourmand
    • Voyage
    • Petites annonces
    • Boutique
    • Japonais
    Zoom Japon
    0 Shopping Cart
    Accueil » Actu » Souvenirs : Yokoo, Ôshima et les autres
    Shinjuku 1968-2018

    Souvenirs : Yokoo, Ôshima et les autres

    Par Rédaction Web20/04/2018
    Facebook Email

    Parution dans le n°79 (avril 2018)

    Acteur majeur de la scène artistique de l’époque, Yokoo Tadanori évoque ses années dans le quartier emblématique.

    Graphiste et peintre de renommée internationale, Yokoo Tadanori est célèbre pour ses affiches sans équivalent et son style facilement reconnaissable. Cependant, le rôle joué par l’artiste dans la seconde moitié des années 1960 est moins connu, lorsqu’il a collaboré avec les figures majeures de la nouvelle vague cinématographique et théâtrale japonaise. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui lors d’une rencontre dans son atelier conçu par Isozaki Arata dans la banlieue ouest de Tôkyô.

    Yokoo Tadanori dans son atelier dessiné par Isozaki Arata, le 15 mars 2018. / Gianni Simone pour Zoom Japon

    Vous avez quitté votre ville natale de Kôbe pour Tôkyô en 1960, c’est-à-dire au moment des premières manifestations contre le Traité de sécurité nippo-américain (Anpo). Vous êtes-vous impliqué dans le mouvement étudiant ?
    Yokoo Tadanori : A l’époque, j’avais déjà 24 ans ; je travaillais déjà et je n’étais même pas passé par la case université avant de travailler. Il était donc difficile pour moi de comprendre la colère étudiante. De plus, il aurait été hypocrite de ma part de critiquer l’establishment alors que nous faisions de la publicité pour de grandes entreprises (rires). Dans un sens, nous étions “les danseuses” du capitalisme. Mais un des directeurs de mon entreprise, Kamekura Yûsaku qui a conçu plus tard les affiches pour les Jeux Olympiques de Tôkyô, a insisté sur le fait que nous devions au moins faire attention à ce qui se passait autour de nous. Alors nous sommes tous montés dans un taxi et nous nous sommes rendus au Parlement où une grande manifestation se déroulait. C’était fou, je ne comprenais vraiment pas ce qui se passait. En plus, ça m’a valu un pouce cassé, ce qui m’a empêché de travailler pendant six mois.
    Que s’est-il passé ?
    Y. T. : Nous nous y étions rendus sur un coup de tête, une fois sur place, nous avons découvert un désordre total avec la police anti-émeute d’un côté et les étudiants de l’autre. Des briques, des bâtons de bois et des tuyaux de fer volaient partout. Une blessure n’était pas à exclure. D’autant que nous nous sommes retrouvés coincés entre des étudiants de droite et des gauchistes avec notre modeste pancarte sur laquelle figurait une colombe blanche sur un fond bleu – le symbole de la paix.

    1 2 3 4
    79 Interview Tôkyô Art

    A lire

    Shinjuku 1968-2018

    Expérience : Une aventure fantastique

    18/04/2018Par Jean Derome
    Lire la suite
    Shinjuku 1968-2018

    Cinéma : Un quartier qui tient la vedette

    12/04/2018Par Jean Derome
    Lire la suite
    Shinjuku 1968-2018

    Mémoire : Le cœur de la contre-culture

    11/04/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Shinjuku 1968-2018

    Tendance : Au cœur de la contestation

    06/04/2018Par Rédaction Web
    Lire la suite
    Shinjuku 1968-2018

    Rencontre : Connecté à son époque

    06/04/2018Par Jean Derome
    Lire la suite
    Shinjuku 1968-2018

    Histoire : 50 années de transformations

    30/03/2018Par Gianni Simone
    Lire la suite
    Facebook Instagram
    • Home
    • Qui sommes nous
    • Contact
    • Politique de confidentialité
    • 日本語
    © 2026 Ilyfunet communication

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.