
Coup de cœur ! Adapté d’un essai autobiographique de Igarashi Dai, Fais-moi un signe retrace l’enfance et l’adolescence du jeune Dai, né de deux parents sourds, mais lui-même parfaitement entendant. Malgré une enfance heureuse bercée par l’amour de ses géniteurs avec lesquels il communique en langue des signes, Dai grandit et devient un adolescent qui supporte de moins en moins les regards apitoyés du voisinage et les difficultés que rencontrent ses parents dans des situations pourtant, a priori, simples et banales. Il finit par les rejeter et s’enfuit à Tôkyô. Fais-moi un signe aurait facilement pu sombrer dans le pathos, mais il n’en est rien. Le film aborde avec une pudeur et une justesse remarquables les liens familiaux, les tourments de l’adolescence et, bien entendu, l’intégration des personnes sourdes dans la société. Les comédiens sont tous extrêmement convaincants dans leurs rôles respectifs, tandis que les magnifiques paysages de la campagne de Miyagi offrent au récit un écrin somptueux. Bref, on a absolument tout aimé dans ce film d’Ô Mipo, aussi touchant que profond.
Fais-moi un signe, Ô Mipo, 1 h 45, en salles le 18 novembre