
Malgré un contexte difficile, le Yamagata Shimbun continue de servir et d’informer au mieux les habitants.
L a diffusion des journaux est en baisse dans tout le pays. Pourtant, malgré cette tendance générale, le Yamagata Shimbun a réussi à conserver une position remarquablement solide. Selon les données de 2024, son tirage dépassait les 173 000 exemplaires et son taux de pénétration dans les foyers était d’environ 45 %. En d’autres termes, malgré les défis auxquels le secteur est confronté, le quotidien continue de bénéficier d’un solide soutien régional, ce qui témoigne de sa longue relation avec la communauté.
Le Yamagata Shimbun fêtera son 150e anniversaire cette année, une étape importante qui invite naturellement à la réflexion. Le rédacteur en chef Matsuda Naoki pense à l’évolution du journal et aux défis à venir. Lorsqu’on lui demande comment les priorités éditoriales du journal ont évolué au cours de cette longue histoire, il n’hésite pas. “Nous restons ancrés à Yamagata”, dit-il. “C’est notre fondement. Le credo de notre entreprise repose sur trois principes : la recherche de la justice sociale, la mise en pratique des paroles et le maintien d’un lien profond avec la communauté locale. Tous restent essentiels, mais ces dernières années, l’accent a été mis encore plus fortement sur le dernier de ces principes : l’engagement envers les histoires et les perspectives locales.”
“Dans un monde idéal, poursuit-il, la lecture du Yamagata Shimbun vous donnerait une idée de Yamagata, et à partir de là, une compréhension du Japon et du monde en général. L’édition papier dispose d’un espace limité, et la plupart des lecteurs sont soit des résidents de la préfecture, soit des personnes qui s’y intéressent particulièrement. Cette réalité influence les choix du journal.”
Lors des réunions quotidiennes de planification des pages, la politique du journal est simple : mettre en première page les actualités de Yamagata autant que possible. Les actualités nationales étaient autrefois mises en avant, mais le passage à une couverture locale a été délibéré.
Matsuda Naoki fait remarquer que les actualités nationales importantes peuvent désormais être suivies partout, à la télévision, en ligne et sur d’innombrables plateformes. “C’est précisément pour cette raison, dit-il, qu’un journal régional doit consacrer son énergie aux actualités de sa propre communauté, où le besoin est le plus grand et où la couverture est la plus significative.”
Il prend un exemplaire du journal du jour. “La une d’aujourd’hui est celle-ci”, dit-il en le brandissant. “Elle concerne les juhyô (monstres de glace) du mont Zao. C’est une attraction hivernale célèbre qui attire des visiteurs de partout. L’article explique pourquoi ces formations se produisent.”
Lorsqu’on lui demande ce qui distingue un journal régional comme le Yamagata Shimbun des quotidiens nationaux, le rédacteur en chef souligne que leur mission est d’aider les habitants de Yamagata à vivre mieux et plus heureux. “Pour le dire de manière plus formelle, il s’agit de la recherche du bien public. Mais en fin de compte, la question est la suivante : de quels articles les habitants de Yamagata ont-ils besoin ? C’est notre responsabilité.” Les journaux nationaux, explique-t-il, ne fonctionnent pas du point de vue des habitants de Yamagata. “Ils ont bien sûr d’excellents reporters, mais leur regard est national par nature. Pour eux, Yamagata n’est qu’une région parmi tant d’autres. Mais nous, nous vivons ici. Nos pieds sont sur ce sol.”

Il mentionne l’argument familier avancé par les politiciens : si les régions ne prospèrent pas, le pays ne peut pas prospérer. “Je suis tout à fait d’accord. Je crois en l’idée du plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Les droits des minorités doivent toujours être protégés, mais notre travail est finalement motivé par le désir de soutenir le bien-être de l’ensemble de la population de Yamagata”, affirme-t-il. La rédaction du Yamagata Shimbun compte environ 60 journalistes, dont la moitié travaille au siège. Pour la réunion quotidienne de planification des pages, le groupe central est restreint : sept ou huit rédacteurs en chef des services de reportage et de mise en page se réunissent chaque soir pour préparer le journal du lendemain. “C’est un processus constant de discussion, explique-t-il, où l’on se demande : comment devons-nous procéder ? Quelle est la meilleure façon de le présenter ? C’est ainsi que nous construisons le journal chaque jour.”
Matsuda Naoki travaille pour le Yamagata Shimbun depuis environ 37 ans et est devenu rédacteur en chef en avril 2025. Il explique que son travail, l’approche même du reportage, a beaucoup changé au fil du temps. “Au début, le reportage consistait à aller physiquement à la rencontre des gens, à se présenter en personne, à les regarder dans les yeux, à écouter leurs histoires. C’était la règle. Essayer de faire un reportage par téléphone vous valait des réprimandes. En tant que débutant, on m’a dit : ne comptez jamais sur le téléphone. Allez sur place.”
“Les outils numériques ont transformé ce monde. L’essor d’Internet a fait de l’analyse des données et de la recherche de données ouvertes des éléments essentiels de la salle de rédaction. De nouveaux rôles ont vu le jour : des personnes spécialisées dans l’analyse des informations en ligne ou qui utilisent des ensembles de données ouvertes pour approfondir leurs reportages. Mais à l’époque, tout commençait par une présence sur le terrain”, ajoute-t-il.

Il se souvient d’un autre changement. “Quand j’ai rejoint le journal, les articles étaient encore écrits à la main. Peu de temps après, j’ai acheté mon propre traitement de texte, un investissement personnel qui m’a permis de travailler plus efficacement, avant même que l’entreprise ne fasse complètement la transition. Aujourd’hui, bien sûr, tout se fait sur ordinateur. Les outils ont complètement changé. Ce qui n’a pas changé, c’est l’essence même du métier : la curiosité, la présence et la responsabilité de raconter les histoires qui comptent pour les habitants de Yamagata”, raconte-t-il.
Inévitablement, lorsqu’on lui demande quelles sont les histoires récentes qui ont suscité de vives réactions chez les lecteurs, il mentionne les ours. “À l’heure actuelle, les attaques d’ours sont un problème majeur à Yamagata”, dit-il. “Les incidents se succèdent et chaque article suscite un vif intérêt. À Tsuruoka, les ours ont commencé à apparaître non seulement dans la périphérie, mais aussi dans le centre-ville, près de la mairie, dans des zones résidentielles, des endroits où les gens ne s’attendent pas à voir des animaux sauvages. La situation est devenue si grave que la ville a émis le tout premier décret au Japon permettant aux autorités locales d’utiliser des armes à feu en zone urbaine pour protéger les habitants.”
Un autre cas s’est produit dans la ville d’Oguni. Là-bas, des ours ont pénétré à plusieurs reprises dans des poulaillers abritant des Yamagata jidori, une race de poulets locale très prisée, et ont attaqué les poussins. La rédaction a obtenu des images de vision nocturne montrant un ours déchirant l’enclos, les cris des poussins résonnant dans l’obscurité. “C’était choquant. Une fois que nous avons publié l’article, les chaînes de télévision de tout le Japon ont repris l’histoire. Elle a attiré beaucoup d’attention et nous a rappelé pourquoi il est important de faire des reportages, surtout lorsque des vies et des moyens de subsistance sont en jeu”, poursuit le rédacteur en chef.
Parmi les questions régionales sur lesquelles le journal se concentre actuellement, l’une des plus importantes l’année dernière a été l’annonce, en mai, que la population de Yamagata était tombée en dessous du million d’habitants. La gouverneure Yoshimura Mieko en avait parlé à l’époque, et la nouvelle avait été largement relayée (voir pp. 8-12). Au niveau national, Yamagata est devenue la 12e préfecture à passer sous la barre du million d’habitants ; dans la région de Tôhoku (nord-est de l’archipel), elle était la deuxième après Akita. “C’est la première fois depuis 1920 que la population passe sous ce seuil, soit une période de 105 ans.” Il explique que le déclin démographique est le défi le plus urgent auquel est confrontée la préfecture. “En réponse à cela, nous avons lancé en janvier une série d’enquêtes à long terme, explorant la question sous plusieurs angles. Sept articles ont été publiés au cours des douze derniers mois”, rappelle-t-il.
“Le problème comporte de nombreuses facettes, mais il n’est pas entièrement négatif. Motani Kôsuke, chercheur à l’Institut de recherche japonais et voix bien connue sur les questions démographiques, affirme que les régions rurales pourraient en fait avoir un plus grand potentiel pour attirer les jeunes à l’avenir, et qu’il n’y a pas lieu d’être pessimiste. Notre journal souhaite présenter les défis de manière honnête, mais aussi donner du courage et un sentiment de possibilité aux lecteurs”, ajoute Matsuda Naoki.
La conversation s’oriente alors vers la couverture des catastrophes et des élections, des sujets qui exigent un engagement local profond. “Les journaux nationaux comptent de nombreux reporters talentueux, mais leurs affectations changent tous les deux ou trois ans. Ils viennent à Yamagata, puis ils repartent. Ce n’est pas notre cas”, souligne-t-il. Cette différence, explique-t-il, conditionne tout.
“Comme nous vivons ici, nous ne pouvons pas écrire un scoop ponctuel et partir. Nous ne pouvons pas publier un article sensationnel et disparaître ensuite. Cela vaut autant pour les reportages sur les catastrophes que pour tout autre sujet. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’être irresponsables. Une vérification minutieuse est essentielle. Il en va de même pour les questions fondamentales qui surgissent naturellement au sein de la communauté, ces petits doutes humains qui révèlent souvent la vérité plus clairement que les grandes théories. Dans le même temps, nous devons protéger la liberté d’expression. Cet équilibre est important”, assure le responsable de la rédaction du Yamagata Shimbun. Selon lui, la couverture des catastrophes est particulièrement difficile. “Les journalistes doivent donner la priorité à leur propre sécurité, mais ils doivent aussi recueillir les témoignages des personnes sur le terrain, celles qui vivent l’événement. C’est une tension constante. Mais c’est un travail que nous devons aborder avec un réel engagement.”
En parlant d’élections, cette année, la gouverneure Yoshimura a remporté un cinquième mandat consécutif, et pas de justesse. Son avance était extraordinaire, avec environ 94 % des voix. Interrogé sur les raisons du large soutien dont elle bénéficie, Matsuda Naoki répond que “depuis sa première élection, elle gouverne sous le slogan atatakai kenzei, littéralement une administration chaleureuse et compatissante. Elle s’est efforcée de rester proche des gens, et je pense que cette approche lui a valu une certaine confiance.”
Il ajoute que l’élection de cette année comportait un autre facteur : son principal concurrent venait de Fukushima (voir Zoom Japon n°128, mars 2023) et n’avait pas établi de racines profondes à Yamagata. “Je pense que de nombreux électeurs ont pris cela en compte. Cela a peut-être influencé leur choix”, estime-t-il.
Interrogé sur son opinion personnelle concernant le long mandat de la gouverneure Yoshi-
mura, qui a débuté en 2009, le rédacteur en chef salue sa constance. “Elle est cohérente et prête à relever de nouveaux défis. Jour après jour, elle a géré la préfecture d’une manière que de nombreux habitants semblent apprécier”.
Lorsqu’on évoque les lecteurs du Yamagata Shimbun, qu’on l’interroge sur leur profil et sur la manière dont le journal s’adapte à eux, Matsuda Naoki reconnaît que le paysage a radicalement changé. “Notre lectorat vieillit et les jeunes se détournent des journaux. C’est une tendance nationale, qui n’est pas propre à Yamagata, mais le sentiment d’urgence est réel. Le journal a sérieusement réfléchi à la manière d’y répondre”, explique-t-il.

L’une de leurs principales initiatives a débuté en 2017. Elle a été baptisée “Une classe, un journal”. Dans le cadre de ce programme, précise-t-il, un exemplaire du journal est livré dans chaque classe, avec trois objectifs en tête : améliorer les compétences scolaires, développer un sentiment d’appartenance à la communauté locale et réduire les disparités éducatives. “Pour les familles qui ne peuvent pas s’abonner, nous voulions nous assurer que les enfants aient toujours accès aux mêmes opportunités d’apprentissage”. Cette approche semble porter ses fruits. Des études menées par le ministère de l’Éducation nationale indiquent que les élèves qui lisent régulièrement les journaux ont tendance à obtenir de meilleurs résultats aux examens. “En exposant les enfants aux journaux dès leur plus jeune âge, nous espérons renforcer leurs bases scolaires et approfondir leur attachement à Yamagata”, ajoute le rédacteur en chef.
Il y a également un autre espoir : que les jeunes, qui quittent souvent la préfecture pour trouver des opportunités ailleurs, se sentent plus enracinés et peut-être plus enclins à rester. “Et bien sûr, nous serions heureux si cela ralentissait également le déclin du lectorat des journaux”, ajoute-t-il avec un petit sourire.
En ce qui concerne la stratégie numérique, une question cruciale pour atteindre les jeunes générations, le patron de la rédaction du Yamagata Shimbun reconnaît qu’il ne faut pas négliger cet aspect. “L’une des approches consiste à mettre en place un programme en classe, mais nous nous sommes également lancés dans un nouveau domaine : la création de notre propre personnage VTuber, Kurenai Mekuru.”
Le nom du personnage, Kurenai, vient d’un ancien mot désignant le carthame, la fleur symbolique de Yamagata, qui apparaît même dans le Man’yôshû, le plus ancien recueil de poésie japonais encore existant. Dans l’histoire du personnage, elle est une sorte d’esprit du carthame qui a dérivé à travers Yamagata pendant des siècles et qui prend désormais une forme numérique.
Chaque semaine, Mekuru apparaît sur le site Internet du journal pour présenter les actualités locales sous forme de vidéos. Elle a même animé une émission en direct lors des résultats des élections à la Chambre des conseillers cet été, une façon ludique mais efficace d’atteindre un public plus jeune.
La vidéo est devenue un axe majeur à plus grande échelle. Le Yamagata Shimbun diffuse désormais en direct les événements locaux importants : le festival Hanagasa, connu dans tout le pays, le feu d’artifice de Yamagata et même les compétitions de saut à ski.
“Ce sont des moyens de se connecter avec les natifs du numérique”, explique Matsuda Naoki. “Pour les rencontrer là où ils se trouvent déjà.” Mais de nombreux défis subsistent. “Le développement numérique nécessite du personnel. Et le recrutement est toujours la partie la plus difficile”, reconnaît-il.
Lorsqu’on lui demande quel rôle le Yamagata Shimbun devrait jouer dans la région, il marque une pause, comme s’il se replongeait dans l’histoire du journal. “Cela peut sembler ambitieux ou présomptueux, mais notre mission est liée à la liberté et au bonheur des gens. Le journal portait autrefois un autre nom : Yamagata Jiyû Shimbun, “le Journal libre de Yamagata”. Pendant la guerre, cependant, les autorités militaires ont fait pression sur la société pour qu’elle abandonne le terme “jiyû”, déclarant que la “liberté” était inappropriée à l’époque. Ce fut une période douloureuse, mais même alors, nos prédécesseurs ont serré les dents et ont continué à publier leur journal”, raconte-t-il.
Cet héritage façonne la façon dont le rédacteur en chef actuel perçoit aujourd’hui la responsabilité du journal. “Pour protéger la paix, la liberté et le bien-être des gens, nous devons surveiller ceux qui détiennent le pouvoir, et nous devons raconter toute la gamme des expériences humaines : la joie, la colère, la tristesse, le rire, tout”, affirme-t-il.
Le souvenir le plus marquant de la longue carrière de Matsuda est le terrible séisme qui a frappé le nord-est du Japon le 11 mars 2011. “À l’époque, j’étais en poste au bureau de Sendai, dans la préfecture de Miyagi, non pas en tant que correspondant spécialisé dans les catastrophes, mais en tant que chef de bureau, chargé de couvrir la région dans le cadre de mes fonctions habituelles. Mais lorsque le séisme a frappé, j’étais déjà à Sendai, et à partir de ce moment-là, je me suis retrouvé à couvrir la crise en cours depuis le cœur même de la catastrophe”, se souvient-il.
“Je n’avais jamais ressenti aussi vivement à quel point la vie et la mort peuvent dépendre du plus petit et du plus arbitraire des hasards du destin. Les secousses étaient violentes. Une partie de Fukushima a été complètement privée d’électricité. Je travaillais dans la salle de presse de la compagnie d’électricité du Tôhoku, près de la gare de Sendai, et immédiatement après le séisme, on craignait qu’un tsunami n’atteigne également la zone de la gare. Finalement, il n’est pas allé aussi loin, mais pendant les premières heures, les informations étaient chaotiques. Personne ne savait ce qui était vrai. J’ai passé les jours suivants à parcourir la côte, à recueillir des informations, à parler aux survivants, à constater les dégâts. Je n’oublierai jamais cette période”, ajoute le rédacteur en chef.
Il passe ensuite à un projet plus récent. Jusqu’en mars 2024, il était basé au bureau de Yonezawa. Durant l’été, il a supervisé une série en six parties intitulée “Inoue Hisashi et la guerre” (voir Zoom Japon n°10, mai 2011). “Il n’est peut-être pas connu des lecteurs étrangers, mais c’est un écrivain célèbre originaire de Yamagata. Notre série explorait la relation de l’auteur avec la guerre, un thème qui trouvait un écho profond dans une préfecture au passé complexe”, raconte-t-il.
Interrogé sur l’attrait – et la difficulté – du journalisme à Yamagata, Matsuda Naoki sourit avec une sorte de modestie consciente. “En japonais, nous utilisons parfois l’expression “chi o hau” (ramper sur le sol). Je l’entends au sens littéral et métaphorique : les journalistes d’un journal local se rapprochent de la terre, se rapprochent de la vie des gens, recueillant des informations non pas lors de conférences de presse ou auprès d’institutions lointaines, mais à partir du terreau de l’expérience quotidienne. Pour un journal régional, c’est une source de fierté. Mais c’est aussi la partie la plus difficile. Ce travail exige de la patience, de la persévérance et la volonté de rester proche du terrain, d’écouter, d’observer, de revenir encore et encore”, martèle-t-il.
Il évoque un autre terme : “zaiya”, ceux qui sont en dehors des sphères du pouvoir, alignés avec le public plutôt qu’avec l’establishment. “Un journal doit rester proche des gens. C’est là que réside notre responsabilité”, estime-t-il.
“Ma devise personnelle est la suivante : “Gardez les yeux baissés et la tête haute.” Par “les yeux baissés”, j’entends rester physiquement et émotionnellement proche de la communauté, rendre compte depuis le terrain, et non depuis les hauteurs. Par “la tête haute”, j’entends conserver une vision claire, une perspective et la capacité de voir la situation dans son ensemble sans prendre de distance ni se donner de l’importance. Il est difficile de trouver l’équilibre entre ces deux choses, mais c’est l’objectif à atteindre”, conclut l’homme qui dirige le Yamagata Shimbun avec une sagesse dont beaucoup devraient s’inspirer.
Gianni Simone
