
Événement : la mascotte du peuple japonais s’installe dans les cinémas français à partir du 7 octobre 2026.
Chaque printemps depuis plus de quarante ans, les enfants japonais ont rendez-vous au cinéma avec Doraemon. En France, l’événement prend cette année une dimension particulière : Doraemon et le Château sous-marin est le tout premier long métrage de la célèbre série à être projeté dans les salles françaises. Pour cette aventure, le réalisateur Yajima Tetsuo revisite un récit emblématique en mêlant fidélité au manga, visuels spectaculaires et exploration des profondeurs marines.
Tout commence lorsque Nobita et ses amis décident de passer leurs vacances à la mer. Grâce aux gadgets secrets de Doraemon, leur escapade prend rapidement des allures d’expédition fantastique dans les profondeurs de l’océan. Mais les fonds marins recèlent bien des mystères. Le groupe découvre bientôt l’existence d’un pays sous-marin et d’un château énigmatique, au cœur d’une aventure qui va les entraîner bien plus loin qu’ils ne l’avaient imaginé. Entre découvertes, dangers et amitié, les héros devront faire preuve de courage et d’ingéniosité pour déjouer les menaces qui pèsent sur ce monde caché
REMAKE OU PAS REMAKE ?
En réalité, cette histoire est déjà connue de nombreux adultes puisqu’elle a déjà fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1983. Mais Yajima Tetsuo refuse de considérer son opus de 2026 comme un simple remake. « Le film de 1983 était adapté du manga, explique-t-il. Donc en réalité, la version moderne n’est pas tant un remake du film qu’une toute nouvelle interprétation du manga originel ». Une distinction importante pour comprendre les choix de cette production, qui entend retrouver l’esprit de l’œuvre tout en lui offrant une nouvelle ampleur. L’un des principaux défis consistait justement à renouveler visuellement l’aventure. « On m’a surtout demandé de proposer un gros upgrade visuel », raconte le réalisateur, qui souhaitait également approfondir l’univers des fonds marins. Pour intégrer de nouveaux éléments tout en respectant la durée maximale de cent minutes, il a choisi d’accélérer le tempo du film de 1983. Le résultat promet ainsi une aventure plus dynamique, portée par une animation et une production d’envergure : plus de mille personnes ont participé à la fabrication du film. À eux seuls, l’écriture du scénario, le storyboard et la réalisation ont nécessité chacun environ un an de travail
UNE VF APPLAUDIE PAR LE RÉALISATEUR
Cette nouvelle version bénéficie enfin d’un doublage français particulièrement apprécié par le réalisateur. Après avoir rencontré une partie de l’équipe française, Yajima Tetsuo confie avoir « adoré leurs voix ». Il souligne notamment la performance de Brigitte Lecordier, qui prête sa voix à Nobita : « Elle correspond à merveille au personnage ! ». Avec Doraemon et le château sous-marin, un classique de l’animation japonaise franchit donc pour la première fois les portes des cinémas français. Remake ou pas remake, pour nous autres Français, ça ne change rien, puisque c’est une découverte ! Alors autant en profiter.
Texte Florent GORGES