La période 1975-1985 correspond aux belles années de ce qu’on a appelé le « cinéma-catastrophe », aussi bien à Hollywood qu’à Tokyo. Tout était propice au grand spectacle en cinémascope et en stéréo : tours infernales, tremblements de terre, avalanches ou naufrages de bateaux, à la joie des départements « effets spéciaux » des studios. En France, ces films nous ont permis de se familiariser avec le cinéma japonais populaire, avec des œuvres présentées en version doublée en français, comme par exemple Fin du monde, Nostradamus an 2000 (Nosutoradamusu no daiyogen, 1974, Toshio Masuda) ou Cataclysme Force 7,9 (Jishin retto, 1980, Kenjirô Ohmori), qui firent les belles heures des cinémas de quartier.
L’intrépide section Cannes Classics du festival de Cannes a décidé de présenter cette semaine
Super Express 109 (Shinkansen daibakuha, 1975) , un film dirigé par le roi du blockbuster de
l’époque, Jun’ya Sato. Place à l’action, avec une histoire de bombe à retardement cachée dans un
shinkansen. Quand on sait que les protagonistes en sont Ken Takakura et Sonny Chiba, la tension
et la testostérone sont à leur maximum. Cette production Toei (sortie en France à l’époque dans
une version raccourcie) vient d’être restaurée en 4K, et sera projetée en plein air au Cinéma de la
plage, avant une édition en vidéo par Carlotta Films. 130 ans après l’arrivée d’un train en gare de
La Ciotat à quelques kilomètres de Cannes, c’est un autre train qui déboule sur la Riviera. Tout
colis ou bagage non étiqueté sera considéré comme suspect. En voiture !
Pascal-Alex Vincent pour ZOOM Japon


Aller plus loin
Festival de Cannes (12-23 mai 2026)
Section Cannes Classics – cinéma de la Plage
www.festival-cannes.com