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    Accueil » Actu » Rencontre : L’homme qui adore les bars » Page 3
    Culture Tôkyô : spécial n°100

    Rencontre : L’homme qui adore les bars

    Par Jean Derome14/05/2020
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    Parution dans le n°100 (mai 2020)

    Cet amateur de pêche a fait de sa passion un métier dont il a cependant du mal à vivre. /Eric Rechsteiner pour Zoom Japon

    Je crois savoir que vous êtes spécialiste du bar. La pêche de ce poisson est-elle populaire dans la baie de Tôkyô ?
    M. A. : Oui, très. Elle est tellement populaire que, ces dernières années, nous avons rencontré des problèmes de surpêche. Quand j’ai commencé, beaucoup de guides ne pêchaient que le bar, mais maintenant nous devons nous diversifier. Pour moi, la pêche est un sport, ce n’est pas quelque chose que je fais pour montrer mes prises ou même les manger. C’est pourquoi la plupart de mes pêches sont des pêches avec remise à l’eau, pour éviter l’épuisement de la population de ce poisson. Malheureusement, la pêche sportive au Japon est encore une pratique non réglementée, donc théoriquement les pêcheurs sont libres de faire ce qu’ils veulent. Mais sur mon bateau, vous devez suivre mes règles. Donc si vous voulez conserver vos prises, ne partez pas avec moi.

    Le Japon est, à bien des égards, un pays très réglementé. Pourquoi n’y a-t-il pas de lois pour la pêche ?
    M. A. : C’est une bonne question. Des gens comme moi, pour qui le poisson est une source de revenus, ont demandé une réglementation, comme en Amérique, mais on nous a toujours répondu que c’était difficile parce que la plupart des pêcheurs y étaient opposés, et que l’établissement de règles exige beaucoup de travail. Je suppose que du point de vue du gouvernement, cela n’en vaut pas la peine.

    D’après un vieil article trouvé sur Internet, il y a dix ans, un groupe de quatre pêcheurs pouvait attraper une cinquantaine de poissons. Pour moi, du moins, c’est un chiffre énorme.
    M. A. : En fait, c’est encore possible. Ce qui a changé, ce n’est pas tant la quantité de poissons que vous pouvez attraper que le temps et l’effort nécessaires pour les pêcher. Il y a dix ans, il suffisait d’un petit trajet de dix minutes pour trouver un grand banc de bars. Aujourd’hui, ce n’est plus aussi facile.

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    Tôkyô 100

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