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    Accueil » Actu » Tourisme : Tsubame-Sanjô veut y croire » Page 4
    Spécial Niigata

    Tourisme : Tsubame-Sanjô veut y croire

    Par Rédaction Web04/03/2020
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    Parution dans le n°98 (mars 2020)

    Les touristes peuvent repartir de Sanjô avec des cartes à collectionner à la gloire des artisans locaux. / Florent Gorges


    Vous l’avez compris, tout n’est pas encore perdu pour Tsubame-Sanjô. Et c’est en découvrant que les derniers artisans de la ville faisaient l’objet d’un culte auprès d’innombrables restaurants, menuisiers, jardiniers et autres salons de coiffure autour du monde que les collectivités locales ont décidé de jouer leur va-tout. “Ici, on n’a ni pétrole, ni sanctuaire, mais on a des artisans !” pourrait-on placarder sans gêne sur le fronton de la gare. Ainsi, depuis quelques années, avec l’aide des instances locales, les usines ont pratiquement toutes ouvert leurs portes pour mettre en avant leur savoir-faire aux curieux de passage. Il est désormais possible de visiter des mini-musées d’artisans, d’acheter directement des articles en sortie d’usine ou même de s’adonner à de multiples activités ludiques en lien avec la métallurgie. Les écoles de la région s’y bousculent ! D’ailleurs, si l’envie vous prend de découvrir comment on fabrique des cuillères, sachez que certaines visites et expériences sont proposées en anglais. Par exemple, en 2011, l’usine Suwada a entièrement rénové ses locaux pour ouvrir une magnifique “open-factory”, où l’on peut admirer les artisans travailler le fer, derrière de grandes baies vitrées. C’est très impressionnant, étonnamment passionnant et surtout gratuit ! Bien entendu, un passage par l’espace boutique permet de repartir avec l’un des nombreux objets régulièrement primés aux concours nationaux de “good design”. Le best-seller de la société, c’est d’ailleurs le coupe-ongle. Suwada en vendrait des dizaines de milliers d’exemplaires dans le monde tous les ans ! Lorsque j’ai entendu ces chiffres, j’ai logiquement été surpris. Tant de gens seraient donc prêts à payer une cinquantaine d’euros pour un simple coupe-ongle ? Renseignement pris, toutes les usines du coin travaillent surtout avec l’industrie du luxe. Concernant nos fameux coupe-ongles, ce sont évidemment les plus grandes franchises des instituts de beauté ou les salons de manucure haut de gamme qui se les arrachent. “Essayez-le, vous verrez la différence !”, m’a-t-on suggéré. J’ai essayé et effectivement, j’ai constaté une franche différence avec mon coupe-ongle (déjà rouillé) trouvé dans une boutique bon marché.

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