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    Accueil » Actu » TRADITION : La fertilité en toute simplicité » Page 2
    Culture

    TRADITION : La fertilité en toute simplicité

    Par Alissa Descotes-Toyosaki07/07/2016
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    Parution dans le n°62 (juillet 2016)

    Au Japon, de plus en plus de femmes portent le mikoshi pendant les matsuri. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon
    Au Japon, de plus en plus de femmes portent le mikoshi pendant les matsuri. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon

    “Si c’est lourd ? Regardez-moi ça”, lance-t-il le sourire aux lèvres en découvrant une énorme bosse qui déforme son épaule gauche. Un signe de prestige parmi les adeptes des matsuri. “Quand vous portez le mikoshi, vous portez dieu. Et malgré la fatigue, tous vos soucis s’en vont”, affirme-t-il fièrement. Vers midi, la foule s’est agglutinée en rangs serrés de part et d’autre du torii, le grand portique qui marque l’entrée du sanctuaire shintoïste. Des policiers quadrillent les carrefours pour bloquer la circulation tandis que le service d’ordre du matsuri assure le reste. “Poussez-vous ! Reculez, bon sang !” Les étrangers un peu choqués par ce manque de civilité japonaise reculent en grognant tandis qu’une nuée de smartphones tentent de saisir les premiers pas d’“Elizabeth”.
    Mais quelle déception quand elle apparaît enfin, posée sur un simple chariot, le gland pudiquement recouvert d’un voile blanc ! Sans états d’âme, Nakamura Hiroyuki marche en tête de la procession, l’air souriant, saluant les gens du quartier qui attendent le long du trottoir. Commerçants, salaryman, yakuza des alentours, femmes au foyer, tout le monde attend le passage du mikoshi de Kanamata, qui a volé la vedette à “Elizabeth”. Bientôt, le phallus en fer noir d’un mètre pointe son nez, porté par une marée humaine qui grossit au fur et à mesure que le mikoshi se rapproche des grands axes.
    On se piétine et on se bouscule pour avoir le privilège de porter le palanquin sacré, sous les regards parfois très dubitatifs des passants. “C’est bizarre !” dit en grimaçant Leona, une jeune Estonienne venue voir cette attraction recommandée dans les guides touristiques. Pour elle, c’est une fête très macho qui ne pense qu’à exhiber le sexe des hommes. “Moi, je trouve que c’est très intéressant ! Ça me rappelle des fêtes pour la fertilité en Indonésie”, raconte Rita, une musulmane qui porte le voile. Arrivée dans un grand parc parsemé de pétales de cerisiers, la procession fait une pause avant de retourner au sanctuaire. Les spectateurs se promènent parmi les étals qui vendent tous ces gadgets phalliques en tous genres, des couples d’homosexuels se tiennent par la main et se prennent une ultime fois en photo en public.
    Messages écrits sur des ex-votos dans l’espoir d’avoir des enfants. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon
    Messages écrits sur des ex-votos dans l’espoir d’avoir des enfants. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon

    L’ambiance n’est sûrement pas aussi passionnée que les années précédentes, mais il règne une sorte de calme qui contraste avec la présence de tous ces objets sexuels. Brusquement, un murmure parcourt la foule tandis que les organisateurs montent sur le chariot pour dévoiler “Elizabeth”. Son rose éclatant apparaît dans toute sa splendeur sous les Oh! unanimes du public ému. “Je me demande pourquoi tout le monde réagit comme ça !” rit un Japonais tout en applaudissant. Dame Nakamura arrive à ce moment-là dans sa démarche presque royale. Egalité, fraternité, gratitude sont pour elle les trois piliers du matsuri de Kanamara. Pour le reste, “tout est une question de Yin et de Yang !” estime-t-elle tandis qu’elle porte un regard bienveillant sur la foule.
    Alissa Descotes-Toyosaki
    Le matsuri du phallus est dirigé par une femme, Nakamura Kimiko, la doyenne du sanctuaire de Kanayama. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon
    Le matsuri du phallus est dirigé par une femme, Nakamura Kimiko, la doyenne du sanctuaire de Kanayama. ©Alissa Descotes-Toyosaki pour Zoom Japon

    Infos pratiques
    Le Kanamara matsuri est une fête annuelle shintoïste de la fertilité qui se déroule chaque année au printemps depuis 1977. La festivité majeure a lieu le premier dimanche d’avril.

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