Du 19 septembre au 5 décembre 2026, le Musée départemental des arts asiatiques de Nice accueille Camille Moulin-Dupré et son manga Le Voleur d’estampes. À travers une sélection de 27 planches, cette carte blanche explore les liens entre bande dessinée, manga et estampes japonaises.

Publié en deux tomes chez Glénat en 2016 et 2019, Le Voleur d’estampes est né d’une volonté singulière : raconter comme un manga tout en dessinant comme une estampe japonaise. Inspiré par les grands maîtres de l’ukiyo-e, notamment Harunobu, Utamaro, Hokusai et Hiroshige, Camille Moulin-Dupré reprend leurs cadrages, leurs compositions et la force de leur trait pour construire son propre univers graphique.
Le récit se déroule dans le Japon du XIXe siècle et suit un jeune homme du peuple qui mène une double vie : discret le jour, il devient cambrioleur la nuit. Entre romance, action et fantastique, son parcours le conduit jusqu’au vol d’une statue monumentale de Bouddha, dans un mystérieux Temple des songes. Au-delà de l’intrigue, l’artiste s’intéresse à la manière dont l’image peut raconter une histoire. Pour lui, les estampes possèdent déjà certains des éléments fondamentaux de la bande dessinée, des cases aux phylactères.
Une nouvelle série dévoilée
L’exposition présente également pour la première fois des images de la prochaine série de l’artiste, un spin-off du Voleur d’estampes. Celui-ci reprend les principes graphiques du premier manga, mais les transpose dans une ville peuplée de yōkai, les créatures fantastiques du folklore japonais. L’univers s’élargit, les combats de samurai prennent davantage de place et la narration adopte un rythme plus dynamique, avec une dimension accessible à un public plus jeune.
Cette exposition permet ainsi de découvrir l’évolution de l’univers de Camille Moulin-Dupré, entre fascination pour l’estampe japonaise et écriture contemporaine du manga.
Connu notamment pour avoir travaillé sur les décors et l’ouverture du film L’Île aux chiens de Wes Anderson, sorti en 2018, Camille Moulin-Dupré entretient depuis longtemps un lien étroit avec le Japon. Après un premier voyage à Tōkyō en 2009, il approfondit son étude de l’ukiyo-e et développe une pratique nourrie par les mangas, l’animation et les grands maîtres de l’estampe.
Infos pratiques
Dates : du 19 septembre au 5 décembre 2026
Lieu : Musée départemental des arts asiatiques, 405 Promenade des Anglais, 06200 Nice
Horaires : tous les jours sauf le mardi, de 10h à 17h du 1er septembre au 30 juin
Entrée : à vérifier selon les conditions tarifaires du muséePour en savoir plus sur le travail de Camille Moulin-Dupré.